Processus de reconnaissance et d'identification de personnes décédées

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Etat: Public
Version: Après imprimatur
ID Serval
serval:BIB_AF617AEA42F2
Type
Thèse: thèse de doctorat.
Collection
Publications
Titre
Processus de reconnaissance et d'identification de personnes décédées
Auteur(s)
Gremaud J.-L.
Directeur(s)
Margot P.
Détails de l'institution
Université de Lausanne, Faculté de droit et des sciences criminelles
Adresse
Décanat de la Faculté de droit et des sciences criminelles Unil / Internef 412 1015 Lausanne-Dorigny
Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2010
Langue
français
Nombre de pages
353
Notes
REROID:R005499505 ill.
Résumé
Recognition and identification processes for deceased persons.
Determining the identity of deceased persons is a routine task performed essentially by police
departments and forensic experts. This thesis highlights the processes necessary for the
proper and transparent determination of the civil identities of deceased persons.
The identity of a person is defined as the establishment of a link between that person ("the
source") and information pertaining to the same individual ("identifiers"). Various identity
forms could emerge, depending on the nature of the identifiers. There are two distinct types of
identity, namely civil identity and biological identity.
The paper examines four processes: identification by witnesses (the recognition process) and
comparisons of fingerprints, dental data and DNA profiles (the identification processes).
During the recognition process, the memory function is examined and helps to clarify
circumstances that may give rise to errors. To make the process more rigorous, a body
presentation procedure is proposed to investigators.
Before examining the other processes, three general concepts specific to forensic science are
considered with regard to the identification of a deceased person, namely, matter divisibility
(Inman and Rudin), transfer (Locard) and uniqueness (Kirk). These concepts can be applied to
the task at hand, although some require a slightly broader scope of application. A cross
comparison of common forensic fields and the identification of deceased persons reveals
certain differences, including 1 - reverse positioning of the source (i.e. the source is not
sought from traces, but rather the identifiers are obtained from the source); 2 - the need for
civil identity determination in addition to the individualisation stage; and 3 - a more restricted
population (closed set), rather than an open one.
For fingerprints, dental and DNA data, intravariability and intervariability are examined, as
well as changes in these post mortem (PM) identifiers. Ante-mortem identifiers (AM) are
located and AM-PM comparisons made. For DNA, it has been shown that direct identifiers
(taken from a person whose civil identity has been alleged) tend to lead to determining civil
identity whereas indirect identifiers (obtained from a close relative) direct towards a
determination of biological identity.
For each process, a Bayesian model is presented which includes sources of uncertainty
deemed to be relevant. The results of the different processes combine to structure and
summarise an overall outcome and a methodology. The modelling of dental data presents a
specific difficulty with respect to intravariability, which in itself is not quantifiable. The
concept of "validity" is, therefore, suggested as a possible solution to the problem. Validity
uses various parameters that have an acknowledged impact on teeth intravariability.
In cases where identifying deceased persons proves to be extremely difficult due to the
limited discrimination of certain procedures, the use of a Bayesian approach is of great value
in bringing a transparent and synthetic value.
RESUME :
Titre: Processus de reconnaissance et d'identification de personnes décédées.
L'individualisation de personnes décédées est une tâche courante partagée principalement par
des services de police, des odontologues et des laboratoires de génétique. L'objectif de cette recherche
est de présenter des processus pour déterminer valablement, avec une incertitude maîtrisée,
les identités civiles de personnes décédées.
La notion d'identité est examinée en premier lieu. L'identité d'une personne est définie comme
l'établissement d'un lien entre cette personne et des informations la concernant. Les informations en
question sont désignées par le terme d'identifiants. Deux formes distinctes d'identité sont retenues:
l'identité civile et l'identité biologique.
Quatre processus principaux sont examinés: celui du témoignage et ceux impliquant les comparaisons
d'empreintes digitales, de données dentaires et de profils d'ADN.
Concernant le processus de reconnaissance, le mode de fonctionnement de la mémoire est examiné,
démarche qui permet de désigner les paramètres pouvant conduire à des erreurs. Dans le but
d'apporter un cadre rigoureux à ce processus, une procédure de présentation d'un corps est proposée
à l'intention des enquêteurs.
Avant d'entreprendre l'examen des autres processus, les concepts généraux propres aux domaines
forensiques sont examinés sous l'angle particulier de l'identification de personnes décédées: la divisibilité
de la matière (Inman et Rudin), le transfert (Locard) et l'unicité (Kirk). Il est constaté que
ces concepts peuvent être appliqués, certains nécessitant toutefois un léger élargissement de leurs
principes. Une comparaison croisée entre les domaines forensiques habituels et l'identification de
personnes décédées montre des différences telles qu'un positionnement inversé de la source (la
source n'est plus à rechercher en partant de traces, mais ce sont des identifiants qui sont recherchés
en partant de la source), la nécessité de devoir déterminer une identité civile en plus de procéder à
une individualisation ou encore une population d'intérêt limitée plutôt qu'ouverte.
Pour les empreintes digitales, les dents et l'ADN, l'intra puis l'inter-variabilité sont examinées, de
même que leurs modifications post-mortem (PM), la localisation des identifiants ante-mortem (AM)
et les comparaisons AM-PM. Pour l'ADN, il est démontré que les identifiants directs (provenant de
la personne dont l'identité civile est supposée) tendent à déterminer une identité civile alors que les
identifiants indirects (provenant d'un proche parent) tendent à déterminer une identité biologique.
Puis une synthèse des résultats provenant des différents processus est réalisée grâce à des modélisations
bayesiennes. Pour chaque processus, une modélisation est présentée, modélisation intégrant
les paramètres reconnus comme pertinents. À ce stade, une difficulté apparaît: celle de
quantifier l'intra-variabilité dentaire pour laquelle il n'existe pas de règle précise. La solution préconisée
est celle d'intégrer un concept de validité qui intègre divers paramètres ayant un impact connu
sur l'intra-variabilité. La possibilité de formuler une valeur de synthèse par l'approche bayesienne
s'avère d'une aide précieuse dans des cas très difficiles pour lesquels chacun des processus est limité
en termes de potentiel discriminant.
Création de la notice
30/08/2010 12:51
Dernière modification de la notice
20/08/2019 16:18
Données d'usage