Traumtheorien und Archäologie des Kinos 1850-1900

Détails

ID Serval
serval:BIB_FA9A1FCD007F
Type
Partie de livre
Sous-type
Chapitre: chapitre ou section
Collection
Publications
Titre
Traumtheorien und Archäologie des Kinos 1850-1900
Titre du livre
Das nächtliche Selbst: Traumwissen und Traumkunst im Jahrhundert der Psychologie. Band I : 1850-1900
Auteur(s)
Berton M.
Editeur
Wallstein Verlag
ISBN
9783835319035
Statut éditorial
Publié
Date de publication
11/2016
Editeur scientifique
Guthmüller M., Schmidt-Hannisa H. W.
Pages
112-136
Langue
allemand
Résumé
Vers le milieu du XIXe siècle, des traités sur le rêve reflètent l'intérêt pour un phénomène mental donnant accès aux territoires connexes du somnambulisme, de l'hypnose, de l'hallucination ou de l'imagination. Adoptant la technique de l'auto-observation, philosophes, lettrés et autres érudits livrent leurs impressions personnelles étayées sur les connaissances scientifiques de l'époque. Parmi eux, Alfred Maury propose une « psycho-physiologie » du rêve qui va marquer toute une génération de savants : produit d'une pensée « insciente » et réflexe, le rêve implique une forme de scission intrapsychique qui confronte le sujet à un défilement continu et irrépressible d'images mentales ressenties comme extérieures . De manière significative, c'est sur le modèle de certains dispositifs d'images animées/projetées que le savant choisit d'expliciter le fonctionnement du psychisme lors des rêves ou des hallucinations hypnagogiques. Or, si le rêveur chez Maury est pensé à l'instar d'un spectateur assailli par un trop plein visuel qui s'impose à lui sur un mode automatique, on constate qu'en retour, quelques décennies plus tard, les discours consacrés à l'expérience cinématographique portent l'héritage des travaux mauryiens et des théories du rêve successives. Le spectateur des vues animées sera en effet décrit comme un rêveur et un halluciné captif d'un régime de croyance divisé, tiraillé entre adhésion au perçu et conscience de l'artifice. C'est notamment par le biais de la pathologisation de l'image animé vue comme excès que s'articulent les liens subtils entre réflexions sur le rêve et cultures spectaculaires. Partant, on tentera d'examiner la manière dont les dispositifs audiovisuels sont mobilisés par les théoriciens et les philosophes du rêve dans la seconde moitié du XIXe siècle, dans le but de montrer que ces échanges ont permis de poser les bases nécessaires à une nouvelle définition de la subjectivité en phase avec l'émergence d'une modernité culturelle, technologique et sociale générant une sensibilité perceptive particulière.
Mots-clé
rêve, cinéma, archéologie du cinéma, Alfred Maury, philosophie, psychologie, théorie, lanterne magique, spectateur, dix-neuvième siècle
Création de la notice
07/11/2016 15:02
Dernière modification de la notice
20/08/2019 17:26
Données d'usage