Présentation clinique des carcinomes intraépithéliaux (CIN) et des carcinomes invasive de la conjonctive: analyse de 100 cas

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Etat: Serval
Version: Après imprimatur
ID Serval
serval:BIB_F8244AF7103D
Type
Mémoire
Sous-type
(Mémoire de) maîtrise (master)
Collection
Publications
Titre
Présentation clinique des carcinomes intraépithéliaux (CIN) et des carcinomes invasive de la conjonctive: analyse de 100 cas
Auteur(s)
Utebay D.
Directeur(s)
Zografos L.
Codirecteur(s)
Schlagenbourg A.
Institution
Université de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2012
Langue
français
Nombre de pages
22
Résumé
Introduction : Les carcinomes de la conjonctive sont les tumeurs oculaires épithéliales des plus
fréquentes. Ces tumeurs peuvent se limiter à la membrane basale ou l'envahir pour devenir des
tumeurs invasifs. Le diagnostic différentiel entre tumeurs intra‐épithéliales (CIN) et invasifs est
exclusivement fait histologiquement. Le but de la présente étude est de définir les caractéristiques
cliniques qui sont en faveur du diagnostic d'une CIN ou d'un carcinome invasif afin de améliorer le
traitement.
Méthode : étude rétrospective des carcinomes de la conjonctive examinés et traités à la Clinique
Ophtalmologique Universitaire de Lausanne. Au total 100 dossiers de patients sont étudiés : divers
signes cliniques sont notés et analysé selon le type de tumeur (intra‐épithélial et invasif).
Résultats : 20 des tumeurs étudié étaient invasifs et 80 intra‐épihteliales, avec une moyenne d'âge de
65 ans. La lésion conjonctivale était localisée pour 40 cas sur 100 dans la région nasale, 22 temporale,
7 inférieures, 3 supérieurs. La forme gélatineuse de la tumeur se présente dans 36 cas sur 100 avec
une fréquence relative de 17% en tumeur invasive et 83% en CIN. La forme nodulaire apparait dans
26 cas sur 100 avec 15% en tumeurs invasive et 85% en CIN. La forme papillaire elle se trouve dans 17
cas sur 100 avec 24% invasif et 76% CIN. 21 cas sur 100 sont de type diffus avec 29% invasif et 71%
CIN. La kératine était présente dans 40 cas sur 100 avec 23% dans la tumeur invasive et 77% dans
CIN. La cornée était touchée dans 74 cas sur 100 avec 20% des cas invasifs et 80% CIN. La taille la plus
commune avec 57 cas sur 100 cas est la petite, 21 cas étaient de taille moyenne et 22 cas de taille
volumineuse. La grande partie des tumeurs se présente avec un vasodilatation et 45 tumeurs avaient
un vascularisation des muscles rectilignes VxR (18% invasif et 82% CIN), 25 cas avaient une
vascularisation conjonctivale VxC (0% invasif et 100% CIN), et 30 cas plutôt une vascularisation mixte
VxM (33% invasif et 67% CIN). On a trouvé qu'une vasodilatation de la vascularisation mixte
(P=0,0294) est statistiquement significative pour caractériser une tumeur invasive et une
vasodilatation de la vascularisation de la conjonctive est indicatif pour diagnostiquer un CIN
(P=0,0159). La taille de la tumeur joue aussi un rôle important ; dans notre cas la taille volumineuse
est statistiquement significative pour déterminer le risque d'avoir une tumeur invasive (P=0,0234).
Conclusion : Pour le moment l'excision de la lésion est la méthode la plus plausible pour différencier
les carcinomes de la conjonctive. Différents critères permettent de suspecter si la tumeur est invasive
ou un CIN, mais ils ne sont pas suffisamment forts pour baser la décision thérapeutique là dessus.
Création de la notice
24/06/2013 16:11
Dernière modification de la notice
03/03/2018 22:51
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