POURSUITE DE LA CONTRACEPTION CHEZ LES ADOLESCENTES

Détails

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Etat: Serval
Version: Après imprimatur
ID Serval
serval:BIB_F76C2814E73D
Type
Thèse: thèse de doctorat.
Collection
Publications
Titre
POURSUITE DE LA CONTRACEPTION CHEZ LES ADOLESCENTES
Auteur(s)
Diserens Cécile
Directeur(s)
Jacot-Guillarmod Martine
Codirecteur(s)
Mathevet Patrice
Institution
Université de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
Adresse
Faculté de biologie et de médecine
Université de Lausanne
CH-1015 Lausanne
SUISSE

Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2018
Langue
français
Résumé
En Suisse, les chiffres et les données manquent concernant les habitudes en matière de contraception dans la population adolescente. Alors que le risque de grossesse non désirée augmente au moment des changements contraceptifs, nous désirions connaître le taux de poursuite d’une méthode contraceptive prescrite à une adolescente suisse au bout d’un an d’utilisation.
Pour cela, nous avons mis sur pied une étude de cohorte prospective observationnelle. Nous avons recruté des patientes entre 12 et 19 ans qui commençaient une contraception. Les lieux de recrutement étaient les différents centres PROFA du canton de Vaud, l’unité de médecine des adolescents du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV) ainsi que la consultation d’un médecin associé au CHUV. Nous avons recontacté les jeunes filles un an après le début de la prescription pour leur soumettre un questionnaire à propos de l’utilisation de la méthode en question, la satisfaction, les effets indésirables et les raisons d’un éventuel changement de type de contraception. Nous avons également récolté des données épidémiologiques au moment du recrutement ainsi qu’au moment du questionnaire.
204 patientes ont été inclues. 85,8% avaient choisi une pilule oestroprogestative. Le taux de réponse à un an était élevé à 71%. Parmi les répondantes, le taux de poursuite de la méthode contraceptive initiale était de 73,1%. Nos résultats montrent que le seul facteur prédictif de la poursuite contraceptive est la méthode choisie. L’activité sexuelle ainsi que le lieu de résidence un an après affecte également de manière statistique la poursuite. Cependant, le tabagisme, l’âge, la nationalité, le type d’activité ou même l’information du représentant légal concernant la prise contraceptive n’ont pas eu d’impact statistique sur la poursuite. Les méthodes contraceptives peuvent donc se classer par ordre croissant de fréquence de poursuite : patch et anneau, pilule progestative, injection, pilule oestro-progestative, et enfin méthodes dites LARC (Long Acting Reversible Contraception) comprenant les stérilets et implants.
Les faiblesses de notre étude sont le faible nombre de patientes utilisant d’autres méthodes que la pilule oestro-progestative, un possible biais concernant la population étrangère qui est sous représentée dans les répondantes, et l’utilisation uniquement des déclarations des patientes pour juger de la poursuite ou non de la méthode contraceptive. Néanmoins, cette étude est la première étude prospective sur le sujet en Suisse. L’absence d’intervention et de subvention permet d’en tirer des données très proches de la réalité pratique et clinique.
Nous concluons à un taux élevé de poursuite de contraception parmi les adolescentes du canton de Vaud. La méthode contraceptive prescrite le plus fréquemment reste la pilule oestro-progestative. La confidentialité vis-à-vis des parents n’affecte pas la poursuite sur le long terme. L’impact significatif de la méthode contraceptive prescrite souligne l’importance du conseil individualisé lors de la prescription.
Création de la notice
24/04/2018 11:08
Dernière modification de la notice
04/05/2018 11:47
Données d'usage