La théorisation des dépenses publiques de Richard A. Musgrave: essai d'histoire de la pensée et d'épistémologie économiques

Détails

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ID Serval
serval:BIB_E41E1DA70828
Type
Thèse: thèse de doctorat.
Collection
Publications
Titre
La théorisation des dépenses publiques de Richard A. Musgrave: essai d'histoire de la pensée et d'épistémologie économiques
Auteur(s)
Desmarais-Tremblay Maxime
Directeur(s)
Baranzini Roberto , Lallement Jérôme
Institution
Université de Lausanne, Faculté des hautes études commerciales
Adresse
Faculté des hautes études commerciales (HEC)
Université de Lausanne
CH-1015 Lausanne
SUISSE

Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2016
Langue
français
Résumé
La thèse reconstruit l'histoire et les fondements épistémologiques de la théorisation des dépenses publiques de Richard A. Musgrave (1910-2007), notamment dans sa Theory of Public Finance (1959) en se concentrant sur deux concepts : les biens collectifs et les biens méritoires. Musgrave n'a pas eu autant de succès avec son concept de biens méritoires qu'avec la définition des biens collectifs qu'il contribua à forger (non-rivalité et non-exclusion). Premièrement, je montre qu'il est difficile de différentier les approches théoriques de Musgrave et de Buchanan selon la distinction positif/normatif. Deuxièmement, j'explique comment Musgrave et Samuelson affinent des argu¬ments en faveur de l'intervention publique dans le cadre de la théorie des défaillances de marché, dans un monde où l'efficacité marchande est la norme par rapport à laquelle toute déviation doit être expliquée et justifiée. La théorisation effectuée par Musgrave et ses collègues est une rationali¬sation dans le langage économique de préoccupations sociales et politiques quant au rôle de l'Etat. Troisièmement, je suggère que Musgrave inventa le concept de biens méritoires pour compléter sa théorisation des dépenses publiques parce qu'il ne voulait pas se contenter du concept étroit de bien collectif pour rendre compte de l'ensemble des services publics et parce qu'il jugeait en particulier que ces dépenses méritoires avaient leur raison d'être. Ainsi, les deux concepts de biens méritoires et de biens collectifs sont complémentaires. Je montre que, malgré le rejet du concept de biens méritoires par plusieurs, les politiques de redistribution en nature proposées par Musgrave étaient appuyées par des économistes progressistes. Quatrièmement, je retrace l'histoire du principe de souveraineté du consommateur afin de cerner la difficulté que pose la défense des biens méritoires aux États-Unis dans les années 1950. Le corpus sur la justification des biens méritoires est structuré en fonction de son rapport à ce principe.
Mots-clé
Richard A. Musgrave, biens méritoires, biens sous tutelle, biens collectifs, Finances publiques, souveraineté des consommateurs
Création de la notice
07/02/2017 10:11
Dernière modification de la notice
20/08/2019 17:07
Données d'usage