Hypogonadisme hypogonadotrope chez les patients obèses

Détails

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Etat: Serval
Version: Après imprimatur
ID Serval
serval:BIB_DA946C4D47AD
Type
Mémoire
Sous-type
(Mémoire de) maîtrise (master)
Collection
Publications
Titre
Hypogonadisme hypogonadotrope chez les patients obèses
Auteur(s)
PESCIA L.
Directeur(s)
PITTELOUD N.
Codirecteur(s)
PAPADAKIS G., SANTINI S., DWYER A.
Institution
Université de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2016
Langue
français
Nombre de pages
29
Résumé
Abstract
Introduction : L’obésité présente une prévalence croissante depuis plusieurs décennies.
Cette affection est associée avec un certain nombre de pathologies, dont
l’hypogonadisme hypogonadotrope (diminution de la testostérone).
Objectif : Déterminer la prévalence de l’hypogonadisme hypogonadotrope chez des
patients obèses de la région lausannoise.
Méthodes : Etude rétrospective sur 42 hommes adultes avec indice de masse corporelle
(IMC) ≥ 27 Kg/m2. Mesure des taux plasmatiques de testostérone par chromatographie
liquide couplée à la spectrométrie de masse dans 90% des cas, par immuno-essai dans
le reste des sujets.
Résultats : La prévalence de l’hypogonadisme hypogonadotrope biochimique (défini par
un taux plasmatique de testostérone < 11 nmol/L) dans cette cohorte de patients
obèses était de 43% (18/42). L’âge moyen était de 48.0 ± 9.4 ans, l’IMC moyen était de
35.6 ± 6.3 Kg/m2 et le taux plasmatique moyen de testostérone était de 12.7 ± 5.0
nmol/L. Mise en évidence d’une corrélation négative statistiquement significative
(r = - 0.33, p = 0.03) entre la testostérone et l’IMC. La diminution de testostérone était
plus évidente parmi les sujets avec IMC > 40 Kg/m2, avec 55% (6/11) des sujets ayant
une testostérone < 11 nmol/L. Les sujets avec une testostérone abaissée présentaient
plus de facteurs de risque cardiovasculaires et plus de symptômes d’hypogonadisme.
Les sujets diabétiques avaient des valeurs plus basses de testostérone par rapport aux
non diabétiques, malgré un IMC plus bas. L’analyse du sous-groupe des sujets (n = 23)
avec prélèvements sanguins le matin a montré des tendances similaires.
Conclusion : La prévalence de l’hypogonadisme hypogonadotrope chez les sujets obèses
est élevée. Il est à noter que cette étude est rétrospective et que les symptômes liés à
l’hypogonadisme biochimique n’étaient pas toujours disponibles. La présence d’un
diabète constitue un facteur favorisant la diminution de la testostérone, en partie
indépendant de l’IMC. Il est donc recommandé de mesurer la testostérone chez les
sujets obèses, même en absence d’autres symptômes d’hypogonadisme.
Mots-clé
obésité, hypogonadisme, testostérone, diabète
Création de la notice
06/09/2017 11:24
Dernière modification de la notice
05/09/2018 7:09
Données d'usage