Jouer les esprits. Vivre au rythme de Yuganga à Zanzibar

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ID Serval
serval:BIB_BDB32EFB8E43
Type
Thèse: thèse de doctorat.
Collection
Publications
Titre
Jouer les esprits. Vivre au rythme de Yuganga à Zanzibar
Auteur(s)
Motta M.
Directeur(s)
Rossi I.
Codirecteur(s)
Lambek M.
Institution
Université de Lausanne, Faculté des sciences sociales et politiques
Adresse
Faculté des sciences sociales et politiques (SSP)Université de LausanneCH-1015 LausanneSUISSE
Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2016
Langue
français
Résumé
Menée dans les quartiers les plus défavorisés de la capitale de Zanzibar, cette recherche porte sur le compagnonnage de leurs habitants avec les esprits, ces instances aux multiples visages qui partagent les vies des humains dans lesquelles ils interviennent tantôt comme alliés, tantôt comme adversaires. Plus généralement, l'investigation concerne la manière dont les Zanzibaris font face aux difficultés de la vie quotidienne. À travers des collaborations étroites ou des affrontements dévastateurs, humains et esprits partagent le monde ordinaire dans lequel ils sont aux prises avec les mêmes problèmes. Dès lors, ils sont obligés de cohabiter, au risque de se nuire parfois fatalement. Les modalités de pacification de leurs relations doivent donc être toujours et encore renégociées. C'est un travail au jour le jour : il faut pouvoir se réaccorder dans des environnements où les raisons d'entrer en conflit sont innombrables. Ce travail a lieu au sein d'un complexe rituel appelé « uganga », qui génère une multitude de modes d'action permettant la « montée » des esprits dans les corps humains. Parce qu'il faut bien leur faire une place et leur donner la parole, il faut aussi leur donner corps, et c'est là que la voix de ceux avec qui il va falloir entrer en matière peut se faire entendre. Ce n'est qu'une fois l'esprit installé dans le corps de son hôte (sur sa « chaise ») que des réponses aux difficultés peuvent être trouvées. Au prisme de ce qui se passe dans Y uganga, cette thèse est une étude de la manière dont les femmes et les hommes des quartiers pauvres répondent créativement et collectivement à la vulnérabilité et aux incertitudes inhérentes à la vie ordinaire.
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This research was conducted in the poorest neighborhoods of the capital city of Zanzibar and deals with the companionship of its inhabitants with spirits, these authorities with multiple faces who share the lives of humans in which they intervene sometimes as allies, sometimes as opponents. The investigation concerns more generally the way in which the Zanzibaris face the difficultés of everyday life. Through tight collaborations or devastating confrontations, humans and spirits share the ordinary world in which they face the same problems. They are forced to cohabit, and sometimes lethally at risk of harming each other. Therefore, the modalities of pacification of their relationships have to be always renegotiated. It is a work of the everyday: one has to be able to attune him/herself to others again and again m neighborhoods where the reasons of being in conflict are numerous. This work is done in the ntual complex called "uganga", generating multiple modes of action allowing the spirits to "mount" human bodies. Because they are in need of place and speech, one has to lend them a body, the locus where the voice of those whom one needs to be in touch with can be heard It is only once the spirit has entered the body of its host (sitting on his "chair") that responses to the difficultés could be found. Through what happens in uganga, this dissertation is a study of the manners m which women and men of poor neighborhoods collectively and creatively deal with the vulnerability and the uncertainties inherent to ordinary life.
Création de la notice
12/07/2016 11:36
Dernière modification de la notice
03/03/2018 20:59
Données d'usage