Un cas peu commun d'intoxication sous-cutanée par le mercure métallique (Hg 0 ) liquide

Détails

ID Serval
serval:BIB_B8218D944B43
Type
Actes de conférence (partie): contribution originale à la littérature scientifique, publiée à l'occasion de conférences scientifiques, dans un ouvrage de compte-rendu (proceedings), ou dans l'édition spéciale d'un journal reconnu (conference proceedings).
Sous-type
Abstract (résumé de présentation): article court qui reprend les éléments essentiels présentés à l'occasion d'une conférence scientifique dans un poster ou lors d'une intervention orale.
Collection
Publications
Titre
Un cas peu commun d'intoxication sous-cutanée par le mercure métallique (Hg 0 ) liquide
Titre de la conférence
Toxicologie Analytique et Clinique
Auteur(s)
Augsburger M., Thomas A., Vollenweider P.
Editeur
Elsevier BV
ISSN
2352-0078
Statut éditorial
Publié
Date de publication
05/2017
Volume
29
Numéro
2
Pages
S39
Langue
français
Résumé
Objectif
Présenter un cas original d’intoxication par du mercure métallique liquide en dépôts sous-cutanés ainsi que son suivi toxicologique.
Description
Une insuffisance rénale chronique en présence de lésions épithéliales tubulaires est diagnostiquée chez un homme de 69 ans, dont l’étiologie suspectée est la présence de mercure sous-cutané dans la région abdominale droite, visible par imagerie RX. Sur la base de ce diagnostic et compte tenu de la mise en évidence de concentrations élevées de mercure total dans le sang et l’urine, un traitement avec un chélateur (DMPS – acide 2,3-dimercapto-1-propanesulfonique), ainsi que l’ablation de la zone concernée (env. 8 × 15 × 3 cm) sont décidés. Un suivi des concentrations sanguines et urinaires est effectué pendant une année et demi, jusqu’au retour à des concentrations sanguines et urinaires attendues dans la population générale.
Méthodes
Des échantillons de sang, de sérum et d’urine prélevés au cours du suivi, des échantillons de cheveux prélevés avant l’intervention chirurgicale, ainsi que la biopsie du tissu sous-cutané lésé (zone À : dépôts de mercure visibles macroscopiquement (billes d’aspect métallique de quelques dixièmes de mm à 1,5 mm) ; zone B : bordure de la zone A ; zone C : région à distance de plusieurs cm de la zone A, sans dépôt ou altération visible macroscopiquement du tissu) ont été analysés par spectrométrie de masse à plasma à couplage inductif (ICP-MS) pour le dosage du mercure total (m/z 201) et la recherche d’autres éléments traces.
Résultats
L’origine de la présence du mercure n’est pas connue avec certitude, mais les images RX et la biopsie sont évocatrices d’une injection sous-cutanée de mercure métallique liquide. Le délai entre l’injection et la prise en charge a été évalué à environ une année. Les concentrations de mercure total mesurées dans les trois zones de la biopsie sous-cutanée étaient respectivement de 47 900 μg/g (zone A), 13 μg/g (zone B) et 0,3 μg/g (zone C) (valeurs de référence : 0,2 et 2,6 μg/g [1]). L’évolution de la concentration de mercure dans le sang, le sérum et l’urine est présentée dans le Tableau 1 du jour 0 (date des premiers prélèvements) au jour 543 (date des derniers prélèvements). Le traitement avec le DMPS est introduit à J16 et l’ablation de la zone sous-cutanée est effectuée à J23, impliquant une diminution drastique des concentrations de mercure total dans le sang et l’urine.
Conclusions
L’utilisation de l’ICP-MS a permis d’identifier les éléments radio-opaques mis en évidence par RX, de vérifier l’efficacité du traitement chélateur et de l’intervention chirurgicale, ainsi que d’objectiver l’élimination du mercure de l’organisme intoxiqué dans les mois suivants.
Création de la notice
15/06/2018 9:11
Dernière modification de la notice
20/08/2019 15:26
Données d'usage