Pigment Epithelial Detachment Response to Aflibercept in Neovascular Age-Related Macular Degeneration Refractory to Ranibizumab: Time Course and Drug Effects

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Etat: Serval
Version: Après imprimatur
ID Serval
serval:BIB_92BD826FCC26
Type
Thèse: thèse de doctorat.
Collection
Publications
Titre
Pigment Epithelial Detachment Response to Aflibercept in Neovascular Age-Related Macular Degeneration Refractory to Ranibizumab: Time Course and Drug Effects
Auteur(s)
de MASSOUGNES Sophie
Directeur(s)
Mantel Irmela
Institution
Université de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
Adresse
Faculté de biologie et de médecine
Université de Lausanne
CH-1015 Lausanne
SUISSE

Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2016
Langue
anglais
Résumé
La dégénérescence maculaire liée à lâge (DMLA), dans sa forme sèche ou humide, est la première cause de malvoyance des pays industrialisés.
La mise sur le marché des traitements par injections intravitréennes d'anti-VEGF en 2006 a révolutionné la prise en charge des formes humides, permettant le maintien voire l'amélioration de la vision de la majorité des patients traités. Il existe toutefois des patients réfractaires au traitement. Certains phénotypes de la maladie sont également associés à un plus mauvais pronostic visuel, notamment ceux présentant un décollement de l'épithélium pigmentaire (DEP).
Une nouvelle molécule anti-VEGF, l'aflibercept, a été introduite en Suisse en 2012. Son profil d'activité est légèrement différent de celui du ranibizumab, la molécule jusqu'alors la plus fréquemment utilisée dans notre clinique. Suite à la publication dans la littérature internationale de cas de DMLA réfractaires présentant une bonne réponse à un changement de thérapie nous avons modifié le traitement d'une partie des patients de notre cohorte. Nous avons ensuite analysé rétrospectivement l'évolution de cette série de patients "switchés" du ranibizumab vers l'aflibercept, et parmi eux, ceux présentant un DEP, facteur de moins bon pronostic visuel.
Notre protocole d'étude a retenu les patients réfractaires switchés après au minimum 9 mois de traitement bien conduit par ranibizumab. Cela représente 60 yeux de 50 patients, étudiés rétrospectivement à 4 différents intervalles, 9 mois avant le changement de thérapie, au moment du changement, 3 et 9 mois après. Les critères d'analyses ont été, notamment, la meilleure acuité visuelle corrigée et la taille du DEP. Les différents intervalles d'évaluation ont permis d'établir une courbe représentant l'évolution de la taille du décollement de l'épithélium pigmentaire au cours du temps.
Il ressort de notre étude que le changement de molécule n'a pas eu de répercussion significative sur l'acuité visuelle. La petite taille de notre groupe peut être en cause, ne permettant pas de déceler de petits changements, de même que la longue durée de traitement avant le switch, en moyenne 3 ans, avec des atteintes de la fonction irréversibles.
Concernant l'anatomie, la taille du DEP a progressivement diminué, que ce soit sous un traitement par ranibizumab ou par aflibercept. La pente de la courbe a accéléré significativement dans les 3 mois suivant le changement de thérapie. Nous avons pu mettre en évidence que certains patients "très bons répondeurs" ont influencé ce résultat.
En conclusion, selon nos résultats, le changement de thérapie de ranibizumab à aflibercept chez des patients réfractaires présentant un DEP n'influence pas le pronostic visuel. Le DEP diminue continuellement de taille sous traitement. Certains patients "bons répondeurs" présentent après le changement de molécule une accéleration de la réduction de taille, voire parfois la résolution du DEP toutefois sans répercussion notable sur l'acuité visuelle.
Ce résultat encourage à davantage d'études longitudinales et comparatives afin de mieux comprendre le rôle des différentes molécules de traitement et mieux comprendre les différents phénotypes des patients, vers une personnalisation précoce des prises en charge.
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Purpose: To investigate the time course of pigment epithelium detachment (PED) height, and its change after anti-VEGF switch from ranibizumab to aflibercept in neovascular age-related macular degeneration (nAMD).
Methods: This retrospective study included 60 eyes of 50 consecutive patients with nAMD who showed refractory intra- or subretinal fluid (≥9 months) despite monthly ranibizumab treatment, and an associated PED (height ≥150 m). The treatment was switched to aflibercept, and patients were followed up for at least 9 months. Data on the height and type of PED, exudative fluid, and best-corrected visual acuity were collected at four different time points (two before, and two after the drug switch).
Results: The maximal PED height was significantly decreased over time, both under ranibizumab and aflibercept treatment. However, the reduction was significantly greater during the 3 months following the switch to aflibercept, due to two outliers. Visual acuity remained stable. Complete resolution of intra- or subretinal fluid was observed in 9 cases (15%) at 3 months after switch, allowing for treatment interval extension.
Conclusion: Maximal PED height continuously decreased over time. Switching the intravitreal anti-VEGF medication from ranibizumab to aflibercept had a significantly stronger short-term effect on PED height reduction, without changes in visual acuity.

Création de la notice
30/05/2017 11:34
Dernière modification de la notice
03/03/2018 19:32
Données d'usage