Mutation du récepteur aux androgènes dans une cohorte de patients avec une variation du développement sexuel à Lausanne

Détails

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Etat: Serval
Version: Après imprimatur
ID Serval
serval:BIB_798B4FFE0FEF
Type
Mémoire
Sous-type
(Mémoire de) maîtrise (master)
Collection
Publications
Titre
Mutation du récepteur aux androgènes dans une cohorte de patients avec une variation du développement sexuel à Lausanne
Auteur(s)
MONNEY M.
Directeur(s)
PITTELOUD N.
Codirecteur(s)
PHAN-HUG F.
Institution
Université de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2016
Langue
français
Nombre de pages
27
Résumé
I. ABSTRACT
Contexte : Depuis les nouveaux guidelines publiés en 2006 (1), les diagnostics tels que « intersex »,
« pseudohermaphrodisme », « hermaphrodisme » ont été abandonnés pour une nouvelle
nomenclature : DSD (disorders of sex development). DSD ou VDS en français (variation du
développement sexuel) désigne une condition congénitale dans laquelle le développement sexuel, le
développement des gonades et de l’anatomie sexuelle sont atypiques. Les patients atteints d’une
VDS peuvent être regroupés selon 3 classifications : les VDS avec anomalie chromosomique, les VDS
XX et les VDS XY. Le syndrome de résistance aux androgènes est une des formes de VDS XY. Il peut
être défini comme « un trouble résultant de la résistance totale ou partielle à l’action biologique des
androgènes chez un individu de caryotype XY dont la différenciation testiculaire est normale». (2) La
présentation phénotypique est variable, allant de l’apparence féminine à la naissance à la sousvirilisation
ou l’infertilité chez le garçon.
Méthode : Une cohorte de patients atteints d’une VDS suivis entre 1980 et juin 2015 dans l’unité
d’endocrinologie et diabétologie pédiatrique de Lausanne a été étudiée pour identifier les patients
avec une potentielle résistance aux androgènes.
Résultats : 360 patients atteints de variation du développement sexuel ont été identifiés, dont 32%
de VDS avec anomalie chromosomique, 18% de VDS XX, 27% de VDS XY et 23% de VDS sans analyse
génétique. 181 patients présentent un profil phénotypique compatible avec une résistance aux
androgènes. Parmi ces patients, 10% se sont vus attribué un sexe féminin. Le caryotype a été analysé
dans 54% des cas. Parmi les VDS avec caryotype XY, un taux de testostérone à la mini-puberté a été
effectué seulement pour 18% de ces patients, un taux d’AMH pour 41% et une analyse du gène du
récepteur aux androgènes pour 15%. Une mutation a été retrouvée chez 4 patients, toutes de sexe
féminin, dont trois présentant une résistance complète aux androgènes (CAIS) et un une résistance
partielle aux androgènes (PAIS). Une des quatre mutations n’a jamais été décrite auparavant. Parmi
les 181 patients, 5 enfants avec un bilan biologique compatible avec une résistance aux androgènes
n’ont pas eu d’analyse génétique.
Conclusion : Cette étude rétrospective nous a permis d’identifier 181 patients avec phénotype
compatible avec une résistance aux androgènes dans une cohorte de 360 patients. Seulement quatre
mutations dans le récepteur aux androgènes ont été identifiées, dont une jamais décrite, ce qui
permet de conclure à un sous-diagnostic de cette pathologie au sein de la cohorte de Lausanne,
lorsqu’on la compare aux résultats retrouvés dans la littérature. Les investigations souvent tardives
et incomplètes ainsi que la difficulté de la prise en charge des analyses génétiques peuvent en être la
cause. Ces résultats nous ont permis de proposer des guidelines locales pour déterminer l’indication
à l’analyse génétique du récepteur aux androgènes (AR).
Mots-clé
variation du développement sexuel (VDS), résistance aux androgènes, testostérone, AMH, mutation du récepteur aux androgènes
Création de la notice
06/09/2017 9:10
Dernière modification de la notice
05/09/2018 7:08
Données d'usage