Bactéries résistantes aux antibiotiques dans les élevages d'animaux : risque de transmission pour l'éleveur et essai d'éradication

Détails

Ressource 1Télécharger: 2016_Oppliger_Bactéries_BVS_30_34.pdf (464.91 [Ko])
Etat: Serval
Version: Final published version
ID Serval
serval:BIB_51A0C8CF2279
Type
Article: article d'un périodique ou d'un magazine.
Sous-type
Synthèse (review): revue aussi complète que possible des connaissances sur un sujet, rédigée à partir de l'analyse exhaustive des travaux publiés.
Collection
Publications
Titre
Bactéries résistantes aux antibiotiques dans les élevages d'animaux : risque de transmission pour l'éleveur et essai d'éradication
Périodique
Bulletin de veille scientifique : santé, environnement, travail
Auteur(s)
Oppliger Anne, Krämer Julia
ISSN
1950-4764
Statut éditorial
Publié
Date de publication
2016
Numéro
30
Pages
34-37
Langue
français
Résumé
L’utilisation intensive des antibiotiques en médecine humaine et vétérinaire ainsi que leur utilisation, parfois incontrôlée, à titre prophylactique dans les élevages d’animaux ont engendré une augmentation constante de l’antibiorésistance. Certains élevages sont devenus des réservoirs de bactéries résistantes, voire multi-résistantes (résistantes à plusieurs familles d’antibiotiques). De par leur contact quotidien avec les animaux, les éleveurs sont les premiers à être exposés à ces bactéries résistantes colonisant les animaux et leur environnement direct (litières, lisier, air, poussières sédimentées, etc..). La transmission de SARM* d’origine animale à l’Homme a été découverte en France en 2005 (1) et concerne actuellement une proportion de plus en plus élevée d’éleveurs de porcs dans toute l’Europe et ailleurs dans le monde (2). Plus récemment, la propagation rapide et constante d’entérobactéries productrices de bêta-lactamases à spectre étendu (BLSE)* (en particulier Escherichia coli) au sein des élevages d’animaux et leur transmission à l’homme ont été démontrées (3, 4). Ces bactéries sont généralement adaptées à un hôte animal et ne présentent pas un risque infectieux majeur pour les personnes en bonne santé.
En revanche, elles pourront profiter d’une période ou leur hôte est plus vulnérable (affaiblissement du système immunitaire, opération chirurgicale, etc..) pour créer une véritable infection nécessitant, pour être traitée, le recours à des antibiotiques de dernière génération. Le portage par les animaux d’élevage peut aussi être considéré comme un point d’entrée dans la chaine alimentaire et toucher une population bien plus vaste que les personnes travaillant dans l’élevage.
Des résistances contre ces dernières familles d’antibiotiques existent déjà, rendant alors mortelles des infections qui auparavant étaient banales (5). L’OMS, la Commission européenne, ainsi que les gouvernements (UK, F, CH, USA par exemple) estiment que la situation est très préoccupante et mettent en place des programmes de lutte contre la résistance aux antimicrobiens chez l’Homme comme chez l’Animal. Les deux articles présentés concernent cette problématique de propagation de souches résistantes dans les élevages d’animaux. La première (Dahms et al. 2015) a étudié le portage, chez l’animal et l’éleveur, de souches d’Escherichia spp. productrices de BLSE (E-BLSE) et la seconde étude (Schmithausen et al. 2015) a évalué un protocole de décontamination visant à éliminer les SARM et les E-BLSE d'un élevage de porcs.
Mots-clé
Methicillin-Resistant Staphylococcus aureus, beta-Lactamase, Drug Resistance, Microbial, Livestock, Farmers
Création de la notice
31/01/2017 13:01
Dernière modification de la notice
26/02/2019 14:59
Données d'usage