Etude de la concomitance entre la médecine traditionnelle suisse romande et la médecine de famille

Détails

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Etat: Serval
Version: Après imprimatur
ID Serval
serval:BIB_45D3DBBE306C
Type
Mémoire
Sous-type
(Mémoire de) maîtrise (master)
Collection
Publications
Titre
Etude de la concomitance entre la médecine traditionnelle suisse romande et la médecine de famille
Auteur(s)
VILLOZ F.
Directeur(s)
HERZIG L.
Codirecteur(s)
WIDMER D.
Institution
Université de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2015
Langue
français
Nombre de pages
28
Résumé
CONTEXTE
En marge d'un projet de recherche mené actuellement entre la Suisse, la France et l'Inde, liant anthropologie médicale et MdF et réunissant dix chercheurs issus de différents instituts médicaux et anthropologiques, cette étude s'intéresse à la concomitance entre la MTSR et la MF. En effet, la migration de la médecine occidentale vers les pays où dominent les médecines traditionnelles amène à une récente coexistence de ces deux traditions thérapeutiques. En Suisse, le pluralisme médical est d'ailleurs en vigueur depuis quelques années du fait de la cohabitation de la médecine académique avec la MTSR, comme avec les médecines ayant immigré avec les populations.
BUT DE L'ETUDE
Le but de l'étude consiste à explorer les facteurs qui influencent l'intérêt des patients pour la MTSR, ainsi qu'à l'évaluation des possibles avantages et limites d'une collaboration.
METHODE
Cette recherche qualitative a été menée par entretiens semi-structurés auprès de PMTSR, de MdF et de patients par rapport à leurs expériences respectives au sujet de la MTSR. Après le recueil et l'analyse des entretiens, des résultats ont émergé, qui ont finalement permis l'élaboration d'une discussion.
RESULTATS
Concernant les facteurs qui influencent l'intérêt des patients, l'étude montre qu'il y a premièrement un état émotionnel de désespoir souvent associé à une frustration face aux limites ressenties de la médecine académique. De plus, les patients qui s'intéressent à la MTSR semblent baigner dans une culture ouverte au « profane » et sont influencés par des tendances sociales spécifiques comme la volonté d'un retour au naturel ou le rejet des traitements médicamenteux. Finalement, tous ces facteurs amènent le patient à espérer un miracle qui le motiverait à se tourner vers la MTSR. Sur le plan des avantages possibles, l'étude montre qu'une collaboration permettrait une amélioration du bien-être général du patient et offrirait une écoute et un soutien psychologique. Les MdF pourraient profiter de la collaboration par le biais d'une orientation des patients par les PMTSR et d'une augmentation de la compliance des patients induite par les PMTSR. Finalement, ces derniers gagneraient avantage à une collaboration par une diminution supposée des charlatans. Concernant les limites de la collaboration, la pratique « profane » de la MTSR se heurte au savoir des MdF. De plus, les MdF craignent un abus de pouvoir des PMTSR en raison de leurs modèles explicatifs divergents. L'hétérogénéité des MTSR et le manque de formation des PMTSR agiraient comme agents limitants d'une collaboration. Finalement, l'absence de preuve scientifique d'efficacité de la MTSR amène à une tolérance limite des MdF pour le MTSR.
CONCLUSION
Bien qu'il existe un intérêt de la part de certains patients pour la MTSR. Une collaboration reste hypothétique en raison des inconvénients qui surpassent encore les avantages. L'attitude à adopter serait une complémentarité avec respect mutuel du travail de chacun associée à l'aveu réciproque des limites de sa pratique.
Mots-clé
Médecin de famille, médecine traditionnelle suisse romande, médecine complémentaire, faiseur de secret, rebouteux, magnétiseur
Création de la notice
01/09/2016 13:39
Dernière modification de la notice
03/03/2018 16:46
Données d'usage