« Ce n'est pas le hip-hop qui nous fait voyager, c'est nous qui faisons voyager le hip- hop » : Représentations et pratiques d' (im)mobilités au sein d'une scène musicale translocale au Sénégal

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Etat: Public
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ID Serval
serval:BIB_184A470B84B3
Type
Thèse: thèse de doctorat.
Collection
Publications
Titre
« Ce n'est pas le hip-hop qui nous fait voyager, c'est nous qui faisons voyager le hip- hop » : Représentations et pratiques d' (im)mobilités au sein d'une scène musicale translocale au Sénégal
Auteur(s)
Navarro Cécile
Directeur(s)
Salzbrunn Monika
Codirecteur(s)
Friese Heidrun
Détails de l'institution
Université de Lausanne, Faculté des sciences sociales et politiques
Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2019
Langue
français
Résumé
À l’aune de la célébration des 30 ans du « Rap Galsen », nom communément donné au rap au Sénégal (1988-2018), ce travail interroge les dynamiques de sa production du point de vue des (im)mobilités de différents acteur.trice.s (artistes, producteurs, promoteurs). Ce parti-pris, ancré dans les études sur le transnational et le « mobility turn », propose de renouveler l’approche des pratiques musicales en globalisation tout en revisitant les sciences sociales des migrations au prisme des pratiques artistiques. À l’aide du concept de « scène », le rap galsen est abordé au travers des répertoires d’action et de discours utilisés pour définir son existence, faisant appel aux catégories de « local » et « global », dans le cadre d’établissement de frontières entre « nous » et « eux ». L’ancrage « local » du rap sénégalais est ainsi exploré à l’aune de processus d’authentification de ce que signifie être « Sénégalais » tout en faisant du rap.
Comment ces revendications locales s’accommodent-elles des mobilités croissantes de certains artistes de rap sénégalais et des désirs d’« exportation » de nombreux autres ?
Ce travail montre comment les dynamiques d’(im)mobilités s’enchâssent au cœur de rapports de pouvoir, entre ceux qui cherchent à imposer une certaine définition du rap galsen et ceux qui cherchent à s’en défaire. La prise en compte de la diversité des (im)mobilités impliquées (mobilités circulatoires,
« en étoile », pendulaires, migrations, migrations de retour, immobilités) dans la pratique artistique permet d’envisager comment chaque forme de mobilité impacte les positionnements des acteurs (im)mobiles sur la scène, et leur capacité à peser sur les processus de définition du « rap galsen ».
Dakar, Paris, Berlin, Munich, Lausanne, Genève, Baltimore, New York et Washington, tels sont les lieux visités au cours de ce travail pour suivre ou rencontrer des acteur.trice.s de la scène rap sénégalaise, tissant les liens entre plusieurs localités au-delà des frontières nationales, dessinant les contours d’une
« scène musicale translocale ».
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In the light of the celebration of the 30th anniversary of “Rap Galsen”, a name commonly given to rap in Senegal (1988–2018), this work examines the dynamics of its production from the point of view of the (im)mobility of its diverse agents (artists, producers, promoters). This perspective, drawing from transnational and “mobility” studies, proposes to renew the analysis of musical practices in globalisation, while revisiting migration studies in the light of artistic practices.
Using the concept of “scene”, rap galsen is approached through the repertoires of action and speech used to establish its existence, mobilising references to the “local” and the “global”, thus participating to boundary-making processes between “us” and “them”. The “local” anchoring of Senegalese rap is thus explored through processes of authentication of what it means to be “Senegalese” while making rap. How then do these “local” claims accommodate with the growing mobility of some Senegalese rap artists and the desire to “export” of many others?
This research shows how the dynamics of (im)mobility are embedded in power relationships, between those who seek to impose a certain definition of rap galsen and those who seek to overturn it. Taking into account the diversity of (im)mobility involved in artistic practices (circulatory mobility, “star” mobility, pendular mobility, migration, return migration, immobility) makes it possible to consider how each form of mobility impact the positions of (im)mobile actors on the scene, and their capacity to influence processes of definition of “rap galsen”.
Dakar, Paris, Berlin, Munich, Lausanne, Geneva, Baltimore, New York and Washington, these are the places visited during this research to follow or meet actors who claim to belong to the Senegalese rap scene, weaving the links between several localities across national borders and shaping the contours of a “translocal music scene”.

Création de la notice
07/02/2019 12:04
Dernière modification de la notice
20/08/2019 12:48
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