De l'avantage du scanner par rapport à l'autopsie pour la détection des fractures de la face

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Etat: Serval
Version: Après imprimatur
ID Serval
serval:BIB_0DEB39D0FD79
Type
Mémoire
Sous-type
(Mémoire de) maîtrise (master)
Collection
Publications
Titre
De l'avantage du scanner par rapport à l'autopsie pour la détection des fractures de la face
Auteur(s)
Hottelier F.
Directeur(s)
Mangin M.
Codirecteur(s)
Grabherr S.
Institution
Université de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2012
Langue
français
Nombre de pages
15
Résumé
La radiologie post-­‐mortem a suivi les développements de la radiologie conventionnelle depuis ses débuts. De nos jours, ce sont les dernières techniques de radiologie qui prennent de plus en plus de place en médecine légale, avec les nouveaux outils que sont le scanner et l'imagerie par résonance magnétique.
Le centre universitaire romand de médecine légal (CURML) à Lausanne réalise ainsi de façon systématique un examen tomodensitométrique (TDM) complet de chaque corps avant l'autopsie depuis 2008.
Cette étude cherche à éprouver l'utilité de la nouvelle méthode de l'imagerie
tomodensitométrique dans la détection des fractures de la face par rapport à l'autopsie,
méthode traditionnelle.
Pour ce faire, les constatations des rapports d'autopsie ont été comparées à celles des
rapports de radiologie tomodensitométrique si ces derniers existaient.
Ces rapports d'autopsie ont d'abord été sélectionnés s'ils présentaient une forte suspicion de traumatisme facial. Les causes de décès non traumatiques pour la face ont d'abord été exclues (noyade, strangulation volontaire, intoxication, etc.). Les causes les plus traumatiques (accidents de la voie publique, arme à feu, hétéro-­‐agression, etc.) ont
été retenues dans un premier temps. Par la suite, les dossiers n'ont pas été retenus si l'autopsie faisait état de lésions traumatiques ne concernant pas la face ou de lésions bénignes de la face.
Les constatations des rapports d'autopsie ont finalement été comparées avec ces
rapports de radiologie tomodensitométriques s'ils existaient, soit 69 dossiers.
Dans un deuxième temps, une seconde lecture des images radiologiques a été effectuée
par un radiologue formé.
Sur les 146 fractures répertoriées parmi les 69 dossiers restant, 62 (42,4%) ont été décrites à l'autopsie et à la radiologie. 42 (28,8%) ont été décrites dans le rapport d'autopsie uniquement et 42 (28,8%) par la radiologie uniquement. Parmi toutes les fractures de la face détectées uniquement à l'autopsie, toutes sauf une seule ont été retrouvées sur les images d'archive par un radiologue formé.
La contribution dans le processus diagnostique de chacune de ces fractures, notée sur une échelle de 1 à 6 par deux médecins-­‐légistes expérimentés, est légère (notes de 1 à 2 dans 98% des cas) concernant la cause du décès. En revanche, concernant les circonstances du décès, on observe une différence entre les deux examinateurs avec des notes de 5 à 6 dans 77% des cas chez l'un, et 19% chez l'autre examinateur. Les deux examinateurs ne sont pas d'accord au sujet de l'importance des fractures dans les cas de traumatismes à haute énergie, l'un jugeant qu'elles sont alors évidentes et l'autre qu'elles permettent d'en savoir plus sur la force exacte de l'impact considéré.
Cependant, bien que les fractures de la face ne contribuent que modestement au processus judiciaire suivant un décès, notre étude permet de démontrer la performance de la méthode de l'imagerie tomodensitométrique dans la détection desdites fractures par rapport à l'autopsie avec un taux de détection supérieur.
Mots-clé
scanner, autopsie, médecine légale, fractures, face
Création de la notice
12/09/2013 10:16
Dernière modification de la notice
03/03/2018 13:41
Données d'usage