Persistance d'activités motrices périodiques lors du sommeil paradoxal et dommages ou blessures corporels

Détails

ID Serval
serval:BIB_9244C63873E0
Type
Article: article d'un périodique ou d'un magazine.
Collection
Publications
Titre
Persistance d'activités motrices périodiques lors du sommeil paradoxal et dommages ou blessures corporels
Périodique
Neuro-Psy News
Auteur(s)
Lavigne G, Manzini C, Heinzer R
ISSN
1633-5767
Statut éditorial
Publié
Date de publication
05/2008
Volume
7
Numéro
2
Pages
56-62
Langue
français
Résumé
Le sommeil est un état physiologique et comportemental associé à un relâchement du tonus musculaire et, parfois, à des comportements rythmiques ou périodiques très organisés tels que le bruxisme, les mouvements périodiques des membres, le balancement du corps et de la tête, et la maladie connu sous le nom de trouble comportemental en sommeil paradoxal. Certaines de ces activités provoqueraient davantage de douleurs et de blessures si elles se déroulent pendant le sommeil paradoxal. Le paradoxe se visualise en laboratoire de sommeil par la concomitance d'activités cérébrale et autonomique intenses avec une perte de tonus musculaire et une réduction de la rétroaction sensorielle. Le ou les mécanismes expliquant les changements de la fréquence des événements moteurs ou de la perception sensorielle durant la période de transition précédant et durant le sommeil paradoxal commencent à être un peu mieux compris. On note un glissement progressif du tonus musculaire d'un état à l'autre. Le relâchement du tonus musculaire est en fait progressif et non subit entre l'éveil et le sommeil lent ou paradoxal. D'autre part, la fréquence des activités rythmiques des mâchoires a tendance à augmenter, dans un mode crescendo, lors du sommeil lent pour culminer dans la période préparadoxale. La fréquence des mouvements des jambes semble décliner au cours des cycles de sommeil. L'apparition de certains mouvements périodiques ou rythmiques survenant lors du sommeil est sous l'influence brève de mécanismes physiologiques et chimiques de l'éveil nommés micro-éveils. Ces micro-éveils sont transitoires et en forme d'éclair. Le retour bref du tonus musculaire et des mouvements périodiques survient alors que les réseaux de la conscience ne permettent pas un comportement de protection intégré. La réactivation des centres de genèse des mouvements rythmiques est brève et sans but exécutoire. Une période de transition est constatée au cours de laquelle le cerveau tente de réactiver la vigilance et la rétroaction protectrice sans, pour autant, provoquer une réponse d'alerte excessive, d'où une probabilité plus grande de blessures. Cette courte analyse de la littérature devrait aider le clinicien à mieux comprendre l'origine des intrusions motrices anormales au cours du sommeil.
Création de la notice
05/08/2009 15:14
Dernière modification de la notice
20/08/2019 15:55
Données d'usage