Place de la spectrophotométrie du LCR dans la suspicion d'hémorragie sous-arachnoïdiennenon traumatique (HSA) : analyse rétrospective des spectrophotométries positives au CHUVentre le 1.01.2005 et le 18.11.2010

Détails

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Etat: Serval
Version: Après imprimatur
ID Serval
serval:BIB_854CED5AAC2F
Type
Mémoire
Sous-type
(Mémoire de) maîtrise (master)
Collection
Publications
Titre
Place de la spectrophotométrie du LCR dans la suspicion d'hémorragie sous-arachnoïdiennenon traumatique (HSA) : analyse rétrospective des spectrophotométries positives au CHUVentre le 1.01.2005 et le 18.11.2010
Auteur(s)
Bianchi Ch.
Directeur(s)
Yersin B.
Codirecteur(s)
Clerc D.
Institution
Université de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2012
Langue
français
Nombre de pages
19
Résumé
Introduction :
L'HSA d'origine anévrismale est une pathologie au pronostic sombre, tout retard diagnostique
exposant le patient à un risque élevé de récidives hémorragiques potentiellement fatales. La
sensibilité du CT scanner étant jugée insuffisante dans cette indication, la majorité des
recommandations actuelles préconisent la réalisation systématique d'une ponction lombaire après
toute imagerie cérébrale négative. L'analyse spectrophotométrique du LCR permet en effet de
différencier un saignement récent dans l'espace sous-arachnoïdien d'une ponction lombaire
traumatique par détection de bilirubine. Or, le caractère invasif de cet examen et son manque de
spécificité posent des difficultés en pratique. De plus, l'excellente sensibilité des CT de dernières
générations, du moins dans les premières heures suivant la survenue de l'HSA, remet en question le
dogme d'une PL systématique dans l'algorithme diagnostique d'une céphalée suspecte.
Objectif :
Evaluer le rendement diagnostique de la spectrophotométrie du LCR dans le cadre d'une suspicion
d'HSA après une imagerie normale, afin d'en préciser les indications.
Méthode :
Étude monocentrique et rétrospective au Centre Hospitalier Universitaire Vaudois de Lausanne du 1er
janvier 2005 au 18 novembre 2010. Extraction de toutes les spectrophotométries positives et analyse
approfondie des dossiers concernés. Dans un second temps, et durant la même période, revue de
tous les séjours hospitaliers comportant le diagnostic d'HSA , afin d'extraire en particulier les HSA
dont le diagnostic a été établi par spectrophotométrie en raison d'une imagerie initiale négative ou
non conclusive.
Résultats :
869 PL du 1er janvier 2005 au 18 novembre 2010. 36 (4.1%) examens positifs (concentration de
bilirubine dans le LCR > 0.3 μmol/l), dont 14 (38.9%) dans un contexte d'HSA (valeur prédictive
positive de 38.9%). Sur les 14 cas positifs, 3 ont été diagnostiqués exclusivement par la PL, mais
aucune dans un cadre d'HSA anévrismale.
Dans la même périodepériode, 235 HSA diagnostiquées, dont 7 (2.9%) avec une imagerie cérébrale initiale
négative. Sur ces 7 cas, seuls 2 ont été diagnostiqués comme une HSA d'origine anévrismale. La
sensibilité du CT dans notre recherche atteint donc 99.15%.
Discussion :
Sur les 36 spectrophotométries positives, 22 se sont révélées a posteriori faussement positives,
confirmant dès lors la faible spécificité et la faible valeur prédictive positive de l'analyse
spectrophotométrique du LCR . Ces faux positifs entraînent la réalisation d'examens invasifs
(angiographie cérébrale conventionnelle), dont les complications sont bien décrites. Bien que les
résultats ne nous permettent pas de chiffrer le nombre potentiel d'HSA manquées faute d'un
examen du LCR, aucun cas d'HSA d'origine anévrismale n'a été diagnostiqué sur la base exclusive de
la PL durant la période étudiée. Cette faible spécificité appuie l'idée de développer un score clinique
prédictif afin de ne réserver la PL qu'aux patients jugés à haut risque d'HSA. La PL garde néanmoins
un rôle dans la détection des HSA d'origine non anévrismales.
Conclusions :
Lors d'une suspicion clinique d'HSA, le rendement diagnostique de l'analyse du LCR après un angio-
CT cérébral normal est faible, tout comme son impact sur la prise en charge, au prix d'un nombre
important de faux positifs. La PL reste certainement indiquée face à des céphalées suspectes
évoluant depuis plus de 24 heures. Toutefois, au vu de l'excellente valeur prédictive négative d'un CT cérébral réalisé précocement et interprété par un neuroradiologue, cet examen ne devrait être
réservé qu'aux situations à haut risque d'HSA. A cet égard, le développement d'un score prédictif
validé permettrait de mieux sélectionner les candidats à une PL.
Mots-clé
Hémorragie sous-arachnoïdienne - diagnostic - CT - ponction lombaire - xantochromie
Création de la notice
17/06/2014 16:58
Dernière modification de la notice
03/03/2018 18:56
Données d'usage