Les antidépresseurs favorisent-ils la suicidalité et le suicide chez les individus dépressifs?

Détails

ID Serval
serval:BIB_0D50C724AE70
Type
Article: article d'un périodique ou d'un magazine.
Collection
Publications
Titre
Les antidépresseurs favorisent-ils la suicidalité et le suicide chez les individus dépressifs?
Périodique
Swiss Medical Forum = Forum Médical Suisse
Auteur(s)
Hättenschwiller Joseph, Baumann Pierre, Hatzinger Martin, Höck Paul, Holsboer-Trachsler Edith, Jost Martin, Nil Rico, Ramseier Fritz, Seifritz Erich, Zullino Daniele, Angst Jules
ISSN
1424-3784
Statut éditorial
Publié
Date de publication
2007
Peer-reviewed
Oui
Volume
7
Numéro
37
Pages
757-764
Langue
français
Résumé
- Les dépressions sont des maladies graves qui affectent négativement les
fonctions psychiques, physiques et sociales. Peu observées chez des enfants,
les dépressions sont en revanche fréquentes chez les adolescents.
- Un symptôme de nombreuses dépressions qui menace la survie du patient
est la suicidalité.
- La plupart des suicides et tentatives de suicide sont à mettre au compte d'une
absence ou d'une insuffisance de traitement.
- Un diagnostic précoce et un traitement approprié de l'épisode dépressif sont
la meilleure prévention du suicide.
- Il est scientifiquement prouvé que les antidépresseurs entraînent une rémission
des épisodes dépressifs et diminuent le risque de rechute.
- La levée de l'inhibition dans le cadre de l'amélioration et les effets indésirables
des antidépresseurs modernes dans la phase initiale du traitement
(pendant les 1-2 premiers mois surtout) peuvent l'un et l'autre favoriser des
symptômes suicidaires, mais n'augmentent pas le nombre de suicides.
- Les impulsions suicidaires peuvent être réduites par un bref traitement de
l'agitation, des états de tension et d'anxiété et des insomnies par des benzodiazépines.
- Etant donné que l'effet releveur d'humeur des antidépresseurs n'intervient
qu'au bout d'une à deux semaines, les patients traités doivent être étroitement
surveillés et pris en charge pendant cette période. Ceci vaut également pour une
psychothérapie menée seule ou en association à un autre traitement.
- Selon les analyses les plus récentes, la Food and Drug Administration (FDA)
des Etats-Unis ne voit aucune raison d'interdire les inhibiteurs sélectifs de la recapture
de la sérotonine (ISRS) dans le traitement des enfants, des adolescents
et des jeunes adultes.
- La prescription d'antidépresseurs à des enfants et des adolescents ne doit se
faire qu'après une évaluation consciencieuse de l'indication et des autres possibilités;
elle reste néanmoins une option thérapeutique importante.
- Le traitement antidépresseur de l'enfant et de l'adolescent est du ressort
du spécialiste et doit avoir lieu en milieu hospitalier en cas de forte suicidalité
dans la phase de stabilisation, en particulier après des tentatives de suicide
antérieures.
- Une dépression non traitée est le plus grand facteur de risque de suicide.
Des patients dépressifs ne doivent pas, en raison d'une discussion non objective
et unilatérale de leur cas, être privés d'un traitement antidépresseur souvent
salutaire.
Création de la notice
10/03/2008 11:38
Dernière modification de la notice
03/03/2018 13:39
Données d'usage