Le compas & le bistouri. Une histoire de l'architecture médicale vaudoise - 1760-1940

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ID Serval
serval:BIB_FB6B743EF0C9
Type
Thèse: thèse de doctorat.
Collection
Publications
Institution
Titre
Le compas & le bistouri. Une histoire de l'architecture médicale vaudoise - 1760-1940
Auteur(s)
Lüthi D.
Directeur(s)
Cassina G.
Codirecteur(s)
Barras V.
Détails de l'institution
Université de Lausanne, Faculté des lettres
Adresse
Faculté des lettres
Université de Lausanne
UNIL - Dorigny
Anthropole - bureau 2049
CH-1015 Lausanne
SUISSE
Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2008
Langue
français
Résumé
Dès le XVIIIe siècle au moins, le pays puis canton de Vaud est réputé pour les soins qu'y prodiguent des médecins et des chirurgiens de qualité. Ce commerce, devenu industrie, engendre la construction d'un nombre et d'une variété d'édifices remarquables mais très peu étudiés, qu'on se situe du point de vue de l'histoire de la médecine ou de l'histoire de l'architecture. Cette thèse offre le premier inventaire de ces hôpitaux, maternités sanatoriums, cliniques, infirmeries, bains, lazarets, des années 1760, décennie qui voit la construction du Grand Hôpital de Lausanne, à 1940, date qui marque une rupture dans la manière d'envisager le rôle de l'hôpital dans la société.
Comme de nombreux autres programmes architecturaux de l'époque moderne, l'hôpital en tant
qu'édifice ne peut se comprendre sans une approche transversale, fondée sur la compréhension de son
utilisation. En complément à l'histoire de l'architecture, l'histoire de la médecine est le second biais par
lequel ce corpus fort de plus d'une centaine d'édifices est analysé. Enfin, afin de replacer une partie
importante de cet ensemble dans son contexte de création - les établissements de bains, les cliniques et les sanatoriums formant le noyau des stations curatives que l'on destine en particulier à une clientèle
cosmopolite -, un accent particulier est porté sur l'histoire des stations vaudoises, qu'elles soient
thermales, aéro- ou héliothérapiques. Cette triple approche du corpus propose une lecture renouvelée de la géographie médicale du canton, où se mêlent des critères d'ordre médicaux, topographiques,
économiques et architecturaux. Elle permet aussi de mieux comprendre l'évolution des édifices, et de bien cerner les modèles employés. Ainsi, contrairement à toute attente, dans le domaine architectural, les bâtiments servant de référence sont germaniques et non pas français, comme c'est habituellement le cas pour d'autres programmes à la même époque. Les architectes suivent en cela les médecins suisses, souvent formés en Allemagne ou en Suisse allemande, et très au courant des découvertes faites dans l'Empire. Une certaine modernité se fait jour, sensible tant dans la définition des programmes que dans le dessin des plans et des élévations. En outre, se profilent peu à peu des spécialistes de l'architecture médicale, à l'instar d'Henri Verrey, constructeur de nombreux sanatoriums à Leysin et de plusieurs cliniques à Lausanne et à Montreux, et de Georges Epitaux, dont les projets font montre d'une monumentalité exceptionnelle et qui est aussi l'auteur de maternités à Porto et à Athènes.
Sans être d'audience internationale, à quelques exceptions près, le corpus des édifices médicaux vaudois offre un panorama très pertinent de l'architecture thérapeutique des XVIIIe-XXe siècles et documente de façon exemplaire la réceptivité de la Suisse aux courants internationaux. L'alliance du médecin et de l'architecte, en particulier, permet de l'apparition d'un nouveau type d'architecture, très moderne en son temps par l'alliance étroite qui s'opère entre forme et fonction.
Création de la notice
06/10/2008 22:59
Dernière modification de la notice
20/08/2019 17:26
Données d'usage