Déficit en vitamine D et fractures

Détails

ID Serval
serval:BIB_E855AA57B00A
Type
Actes de conférence (partie): contribution originale à la littérature scientifique, publiée à l'occasion de conférences scientifiques, dans un ouvrage de compte-rendu (proceedings), ou dans l'édition spéciale d'un journal reconnu (conference proceedings).
Sous-type
Poster: résume de manière illustrée et sur une page unique les résultats d'un projet de recherche. Les résumés de poster doivent être entrés sous "Abstract" et non "Poster".
Collection
Publications
Institution
Titre
Déficit en vitamine D et fractures
Titre de la conférence
78. Jahresversammlung der Schweizerischen Gesellschaft für Innere Medizin
Auteur(s)
Basch A., Aubry-Rozier B., Krieg M.A., Lamy O.
Adresse
Basel, Schweiz, 19.-21. Mai 2010
ISBN
1424-4985
Statut éditorial
Publié
Date de publication
2010
Volume
10
Série
Swiss Medical Forum = Forum Médical Suisse
Pages
45S
Langue
français
Résumé
Introduction: Le déficit en vitamine D est un facteur de risque de
fracture par ses effets osseux et extra osseux. En Suisse, 49,7% des
patientes ostéoporotiques ont un déficit en vitamine D. L'objectif de ce
travail était d'analyser le statut vitaminique D des patients hospitalisés
pour fracture en fonction de la saison, du type de fracture et des
caractéristiques individuelles.
Méthode: Nous avons dosé la vitamine D des patients hospitalisés au
CHUV pour une fracture entre le 1er novembre 2008 et le 31 juillet
2009 et vus dans le cadre de la filière de la fracture. Définition:
insuffisance (10 et 30 μg/l) et carence (<10 μg/l) en vitamine D.
Résultats: Le taux moyen de vitamine D était de 16,2 μg/l chez les
184 patients (femmes 86%, âge moyen 76ans). 167 patients (91%)
avaient une insuffisance et 70 (38%) une carence. 59 patients
bénéficiaient d'une supplémentation vitamino-calcique. Leur taux
moyen était significativement plus élevé que ceux ne bénéficiant pas
de supplémentation (22,9 vs 13,1 μg/l; p <0,05). Les proportions
d'insuffisance (74,6% vs 94,4%) et de carence (3,4% vs 54,4%) étaient
significativement plus basses. Le taux de vitamine D n'était pas différent
entre les fractures traumatiques et non traumatiques (13,9 vs 16,4 μg/l;
p = 0,4). Les patients avec une fracture de l'humérus avaient un taux
plus bas que lors d'une autre fracture (9,0 vs 16,7 μg/l; p = 0,032).
En distinguant les périodes hivernale et estivale, il n'existait pas de
différence (16,13 vs 16,34; p = 0,90), ni en terme de carence (38% vs
37,9%; p = 0,99) ou d'insuffisance (86,7% vs 89,9%; p = 0,51). Aucune
différence n'a été mise en évidence en fonction des classes d'âge
(de 40 à >90 ans) ou du sexe. Les taux moyens de vitamine D étaient
significativement plus bas lors d'IMC <18,5 ou >35.
Conclusion: Cette analyse souligne l'importance du déficit en vitamine
D dans une population de patients fracturés. Elle met en lumière le
risque particulier couru par les patients aux deux extrêmes de l'IMC.
Par ailleurs, les patients avec une supplémentation ont des taux
sanguins de vitamine D insuffisants traduisant ou une compliance
insuffisante ou la nécessité de prescrire des doses plus élevées.
Création de la notice
28/02/2011 15:06
Dernière modification de la notice
20/08/2019 17:11
Données d'usage