Stress oxydatif et sénescence dans les vaisseaux ombilicaux de nouveau-nés avec une restriction de croissance intra-utérine

Détails

Ressource 1 Sous embargo indéterminé.
Etat: Public
Version: Après imprimatur
Licence: Non spécifiée
ID Serval
serval:BIB_B386FBAA0F7B
Type
Mémoire
Sous-type
(Mémoire de) maîtrise (master)
Collection
Publications
Institution
Titre
Stress oxydatif et sénescence dans les vaisseaux ombilicaux de nouveau-nés avec une restriction de croissance intra-utérine
Auteur(s)
BURGER M-L.
Directeur(s)
TOLSA J-F.
Codirecteur(s)
PEYTER A-C.
Détails de l'institution
Université de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2019
Langue
français
Nombre de pages
30
Résumé
Il existe trois processus principaux qui expliquent un faible poids à la naissance. Le
premier est un processus physiologique, qui confère au foetus un poids constitutivement
petit, mais qui correspond à son plein potentiel de croissance. Les deux autres sont la
conséquence de processus pathologiques : la prématurité et le retard de croissance intrautérin
(RCIU). Le RCIU, défini par un poids foetal en-dessous du 10e percentile, est la
conséquence d’une restriction de la croissance foetale. C’est une complication fréquente
des grossesses, touchant entre 4 et 10% des naissances, selon les régions
démographiques.
Le RCIU a des conséquences à court, moyen et long terme. C’est la deuxième cause de
mortalité périnatale, après la prématurité. Les complications à court terme comprennent
l’asphyxie périnatale, l’aspiration méconiale, l’hypertension pulmonaire et divers troubles
électrolytiques chez le nouveau-né. De nombreuses études épidémiologiques ont mis
en évidence des effets sur le long terme, notamment un risque accru de développer des
maladies cardiovasculaires et métaboliques, telles que l’hypertension ou l’athérosclérose.
Ces observations rejoignent la théorie des origines développementales de la santé
et des maladies (DOHaD, ‘Developmental Origins of Health and Disease’) qui explique
l’apparition à l’âge adulte de certaines maladies suite à des évènements défavorables
survenant durant la vie intra-utérine et les premiers jours suivants la naissance, par le
biais notamment de modifications épigénétiques.
Les étiologies du RCIU sont nombreuses et peuvent être classées en quatre catégories de
facteurs de risque : foetaux, maternels, placentaires et génétiques.1 Le facteur de risque
principal pour le RCIU au niveau mondial est la sous-alimentation maternelle. La
majorité des cas de RCIU restent cependant inexpliqués. Bien que plusieurs facteurs
de risque aient été mis en évidence, les mécanismes physiopathologiques du
développement d’un RCIU restent peu connus.
Il n’existe pour l’instant pas de traitement efficace contre un RCIU. Les stratégies de prise
en charge consistent actuellement à induire l’accouchement, si le stade de la grossesse le
permet, ou à tenter d’améliorer l’apport en oxygène au foetus pour les stades plus
précoces. Un alitement peut être proposé à la mère pour augmenter l’apport sanguin à
l’utérus ; l’utilisation d’aspirine reste controversée, mais semble être utile en prévention,
pour les grossesses à haut risque.
Mots-clé
intrauterine growth restriction (IUGR), human umbilical cord, umbilical vein, oxidative stress, stress-induced premature senescence (SIPS), β-Galactosidase
Création de la notice
03/09/2020 15:31
Dernière modification de la notice
02/10/2020 5:26
Données d'usage