Agrégations familiales de la structure et de la qualité du sommeil dans la cohorte SKIPOGH

Détails

Ressource 1Télécharger: Mémoire no 5511 M. Cuenot.pdf (1736.05 [Ko])
Etat: Public
Version: Après imprimatur
Licence: Non spécifiée
ID Serval
serval:BIB_8BA4568688F3
Type
Mémoire
Sous-type
(Mémoire de) maîtrise (master)
Collection
Publications
Institution
Titre
Agrégations familiales de la structure et de la qualité du sommeil dans la cohorte SKIPOGH
Auteur(s)
CUENOT P.
Directeur(s)
HEINZER R.
Codirecteur(s)
HABA RUBIO J.
Détails de l'institution
Université de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2018
Langue
français
Nombre de pages
28
Résumé
Introduction
Très peu de données sont disponibles concernant l’héritabilité de la structure et de la qualité
du sommeil et aucune étude en particulier n’a été faite au sujet d’agrégations familiales des
caractéristiques du sommeil en utilisant une analyse en cluster.
Nous avons essayé de déterminer s’il existe des agrégations de la structure et de la qualité du
sommeil plus importantes entre les membres d’une même famille que parmi les participants
non apparentés.
Méthode
Grâce à l’étude SKIPOGH, nous disposons d’enregistrements polysomnographiques du
sommeil de 195 personnes regroupées en clusters familiaux ainsi qu’un questionnaire
concernant leur sommeil. Nous avons ensuite utilisé les données polysomnographiques de la
cohorte de la population générale HypnoLaus pour tenter de confirmer les résultats obtenus
avec la cohorte SKIPOGH. Deux méthodes d’analyse statistique ont été utilisées, la première
en utilisant les données polysomnographiques de la cohorte SKIPOGH et la deuxième en
utilisant les données polysomnographiques de la cohorte HypnoLaus. Deux modèles de
normalisation ont également été appliqués, le premier en normalisant pour l’âge et le sexe et
le deuxième en normalisant pour l’âge, le sexe et en effectuant une « winsorisation »
permettant de faire abstraction des valeurs extrêmes.
Résultats
Nous avons observé une héritabilité de la structure du sommeil variant de 34 à 89% en
fonction des bandes de fréquences de l’électroencéphalogramme et des stades du sommeil.
Les héritabilités les plus élevées ont été retrouvées dans le stade 2 du sommeil (N2) et dans
le sommeil non-REM. Concernant les bandes de fréquences, les ondes alpha, beta, thêta et
sigma sont les plus héritables. Les ondes delta semblent globalement moins héritables. Les
héritabilités les plus élevés concernent les ondes alpha, thêta et lowsigma lors du stade 2 du
sommeil avec respectivement 81%, 89% et 86%, ainsi que les ondes beta et lowsigma pendant
le sommeil non-REM avec respectivement 85% et 88%. Le score à l’échelle de somnolence
d’Epworth est héritable à hauteur d’environ 52%. Concernant les troubles respiratoires au
cours du sommeil, nous retrouvons une forte héritabilité des index de désaturation d’oxygène
3%, ODI 4% et ODI 6% à hauteur de respectivement 67%, 60-72% et 38-45%. Finalement, les
résultats concernant les mouvements périodiques des jambes au cours du sommeil sont
également significatifs avec une héritabilité de 48 à 53 % selon le modèle de normalisation
utilisé.
Conclusion
Certains patterns de l’architecture du sommeil semblent être fortement influencés par le
patrimoine génétique sous-jacent. Cette influence semble également concerner d’autres
4
problèmes liés au sommeil comme les troubles respiratoires nocturnes, les mouvements
périodiques des jambes ainsi que les plaintes de somnolence diurne.
Mots-clé
Aggrégation, Famille, Caractéristiques, Sommeil, SKIPOGH
Création de la notice
03/09/2019 8:46
Dernière modification de la notice
08/09/2020 7:09
Données d'usage