POLITISER LA PSYCHOLOGIE Histoire d'une théorie féministe de la pratique psychothérapeutique(États-Unis, 1960-2015)

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ID Serval
serval:BIB_88C6F40406A3
Type
Thèse: thèse de doctorat.
Collection
Publications
Institution
Titre
POLITISER LA PSYCHOLOGIE Histoire d'une théorie féministe de la pratique psychothérapeutique(États-Unis, 1960-2015)
Auteur(s)
PACHE S.
Directeur(s)
Barras V.
Détails de l'institution
Université de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
Adresse
Faculté de biologie et de médecineUniversité de LausanneCH-1015 LausanneSUISSE
Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2015
Langue
français
Résumé
L'histoire entreprise dans ce travail est celle de l'élaboration d'une posture féministe dans la pratique de thérapeutes féministes américaines. Cette histoire est ainsi celle d'une posture clinique, épistémologique, politique, théorique, davantage que celle d'un champ disciplinaire ou d'une théorie. J'analyse un corpus de sources en conjuguant une histoire de la théorie de la pratique développée par les psychologues étudiées avec une perspective féministe et une attention aux enjeux sociaux du discours psychologique. Je me concentre sur la question des rapports de pouvoir et la façon dont il marque les pratiques thérapeutiques. C'est ce fil que je suis pour traiter des relations théoriques et pratiques entre le « psychologique » et le « politique ».
Ma thèse est ainsi découpée en quatre chapitres qui abordent ces questions sous plusieurs angles : le statut social et politique des conceptions psychologiques ; le travail d'élaboration d'une clinique féministe ; la place des savoirs dans l'espace thérapeutique ; et les mises en cause politiques de la thérapie féministe. Il s'agit ainsi de multiplier les perspectives pour saisir les enjeux pratiques et politiques de la thérapie féministe, en saisissant différents points d'élaboration du dispositif thérapeutique féministe.
Le premier chapitre dessine le paysage dans lequel apparaît le projet des psychologues féministes américaine. Il aborde la question de l'usage et de la critique d'une pensée psychologique dans les mouvements féministes américains des années i960 et 1970, et s'intéresse également à l'histoire sociale de la psychologie américaine au XXe siècle, plus particulièrement à la place de son discours, et à l'avènement de son statut d'expertise sociale. Le second chapitre rend compte du processus critique qui mène à une théorie de la pratique féministe en thérapie. La thérapie féministe est ensuite détaillée en se focalisant sur la définition de la posture thérapeutique féministe. La problématique des violences envers les femmes me permet d'étudier les relations entretenues entre les psychologues et les militantes, ainsi que le développement d'une théorie psychologique mobilisable dans le cadre d'actions féministes. Le troisième chapitre se construit autour de deux études de cas. Le pouvoir des thérapeutes, et des psy* en général, apparaît d'une façon très visible dans l'acte diagnostique. Le premier cas est ainsi le débat initié par une proposition de Kaye-Lee Pantony et Paula Joan Caplan de créer une catégorie de trouble de la personnalité. L'histoire de Naomi Weisstein et de son texte fondateur Psychology constructs the female constitue le second objet de ce chapitre. L'analyse d'un regard critique sur la thérapie féministe contribue dans le quatrième chapitre à une revue et une discussion de ses enjeux politiques.
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This history is that of developing a feminist stance in the practice of American feminist therapists. This story is thus that of a clinical posture, epistemological, political, theoretical, more than a disciplinary field or theory. I analyse a corpus of sources combining a history of the theory of practice developed by psychologists studied with a feminist perspective and attention to social issues of psychological discourse. I focus on the question of power relations and the way it shapes therapeutic practices. This is how I deal with theoretical and practical relationships between "psychological" and "political."
My thesis is thus divided into four chapters that address these issues from several angles: the social and political status of psychological concepts; the work of developing a feminist clinic; the place of knowledge in the therapeutic space; and political criticisms of feminist therapy. Multiplying the points of view is a way of understanding the practical and political issues of feminist therapy, seizing various points of development of feminist therapy device.
The first chapter draws the landscape in which appears the project of American feminist psychologists. It addresses the issue of the use and critique of psychological thought in American feminist movements of the 1960s and 1970s. The chapter is also interested in the social history of American psychology in the twentieth century, particularly in the rôle of this discourse, and the rise of its status as social expertise. The second chapter outlines the critical process that leads to a theory of feminist practice in therapy. Feminist therapy is then detailed, focusing on the définition of feminist therapeutic posture. The problem of violence against women allows me to study the relationships between psychologists and activists, as well as the development of a psychological theory used as part of feminist action. The third chapter is built around two case studies. The power of therapists and psychiatrists usually appears in a very noticeable way in diagnostic procédure. The first case is the debate initiated by a proposai from Kaye-Lee Pantony and Paula Joan Caplan to create a disorder category of personality. The story of Naomi Weisstein and its founding document "Psychology constructs the female" constitutes the second subject of this chapter. The analysis of critical remarks about feminist therapy offers in the fourth chapter a review and discussion of the political issues involved in the process of feminist therapy.
Création de la notice
12/07/2016 10:13
Dernière modification de la notice
20/08/2019 14:47
Données d'usage