Hystérectomies pour indication bénigne au robot da Vinci© Analyse rétrospective des complications et bénéfices Comparaison par rapport à la laparoscopie classique

Détails

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Etat: Public
Version: Après imprimatur
Licence: Non spécifiée
ID Serval
serval:BIB_8284E4FD86C7
Type
Mémoire
Sous-type
(Mémoire de) maîtrise (master)
Collection
Publications
Institution
Titre
Hystérectomies pour indication bénigne au robot da Vinci© Analyse rétrospective des complications et bénéfices Comparaison par rapport à la laparoscopie classique
Auteur(s)
GIRARDELLO C.
Directeur(s)
ACHTARI C.
Détails de l'institution
Université de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2018
Langue
français
Nombre de pages
30
Résumé
Introduction :
L’hystérectomie est l’une des opérations les plus fréquentes (1)(2)(3)(4)(5) et se pratique de plus en plus de manière robotisée (2)(5)(6)(7)(8). Cependant, il n’y a, selon les connaissances actuelles, pas de preuve attestant d’une efficience augmentée avec le robot da Vinci© justifiant les coûts additionnels liés à ces interventions (5)(7)(8)(9)(10). De nombreuses études attestent de la nécessité d’effectuer des revues systématiques concernant les hystérectomies robotisées afin d’en mesurer les bénéfices et d’évaluer si ces derniers justifient les coûts ajoutés de ces interventions (3)(5)(10)(11)(12). Il est d’autant plus important de connaître les résultats escomptés de ces interventions au vu des ressources importantes en jeu, tant sur le plan humain que matériel (13)(14)(15). Entre 2012 et 2016, environ 130 patientes du CHUV ont pu bénéficier d’une hystérectomie par laparoscopie robotisée et il est important de dresser un bilan concernant ces opérations ainsi que de les comparer aux hystérectomies par laparoscopie classique.
Méthodologie :
Analyse rétrospective des complications et bénéfices des hystérectomies pratiquées au robot da Vinci© pour indication bénigne sur des patientes du CHUV entre 2012 et 2016. Puis comparaison de ces données avec les données de patientes ayant subi la même intervention durant la même période par laparoscopie classique.
Critères d’exclusion :
- Indications opératoires oncologiques, urgences et contexte de transsexualisme.
- Gestes chirurgicaux ayant un impact sur la durée opératoire et la survenue de complications
- Patientes ayant refusé que leurs données soient utilisées à des fins de recherche.
Groupes de patientes : - robot : 120 patientes opérées au robot da Vinci©
- contrôle : 322 patientes opérées par laparoscopie classique
- apparié : 120 patientes du groupe contrôle appariées au groupe robot
Résultats et discussion :
Les groupes étudiés présentent des caractéristiques similaires excepté un contexte de prolapsus et d’incontinence plus fréquent dans le groupe des patientes opérées au robot avec des hystérectomies subtotales, des promontofixations et des gestes anti-incontinence plus nombreux également. La conversion en laparotomie est la complication peropératoire la plus représentée dans cette étude mais elle est significativement plus rare dans le groupe robot (0.8%) que dans les autres groupes (contrôle 6.5% et apparié 9.2%). Cela peut être expliqué par plusieurs biais, notamment une tendance à sélectionner les cas les moins à risque de complication ainsi que des chirurgiens plus expérimentés pour les opérations au robot. Au contraire, les échecs de traitement (récidives de prolapsus ou d’incontinence) sont plus fréquents dans le groupe robot (5%) que dans les groupes contrôle (1.2%) et apparié (2.5%). Cela peut être expliqué par un contexte de prolapsus et d’incontinence plus fréquent dans le groupe robot. La durée d’hospitalisation médiane semble être plus longue pour les patientes opérées au robot (3 nuits) que pour les patientes opérées par laparoscopie classique (2 nuits), surtout en présence de promontofixation. Cela peut être biaisé par des différences organisationnelles entre les deux établissements. Cette étude ne montre pas de différence significative entre les groupes en ce qui concerne les durées opératoires, les complications postopératoires, les ré-hospitalisations et les reprises chirurgicales. Les coûts opératoires n’ont malheureusement pas pu être calculés de manière fiable. Cependant, l’évaluation du Swiss Medical Board relève 5'564 CHF de coûts additionnels pour le robot comparé à la laparoscopie classique (16).
Conclusion :
Cette étude ne relève pas d’argument notable justifiant les coûts supplémentaires générés lors d’une hystérectomie par laparoscopie robotisée pour indication bénigne. Une étude prospective, randomisée, dans un seul établissement et ciblée sur les différences que nous avons relevées permettrait de limiter les biais et de vérifier les hypothèses que nous avons proposées.
Création de la notice
02/09/2019 15:33
Dernière modification de la notice
08/09/2020 6:09
Données d'usage