Prise en charge des enfants âgés de 2 à 17 ans se présentant pour des douleurs abdominales non traumatiques aux urgences de l’Hôpital de l’Enfance de Lausanne, et évaluation de l’utilité de l’Unité d’Hospitalisation Courte

Détails

Ressource 1Télécharger: Mémoire no 5516 Mme Wasem.pdf (1309.23 [Ko])
Etat: Public
Version: Après imprimatur
Licence: Non spécifiée
ID Serval
serval:BIB_726DB4FDE28C
Type
Mémoire
Sous-type
(Mémoire de) maîtrise (master)
Collection
Publications
Institution
Titre
Prise en charge des enfants âgés de 2 à 17 ans se présentant pour des douleurs abdominales non traumatiques aux urgences de l’Hôpital de l’Enfance de Lausanne, et évaluation de l’utilité de l’Unité d’Hospitalisation Courte
Auteur(s)
WASEM J.
Directeur(s)
GEHRI M.
Détails de l'institution
Université de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2018
Langue
français
Nombre de pages
30
Résumé
Objectifs : Le premier objectif de cette étude est d’observer la prise en charge des enfants de 2-17 ans qui
consultent pour des douleurs abdominales non traumatiques à l’HEL, afin d’analyser les différences entre
les enfants hospitalisés à l’UHC, et ceux qui ne le sont pas. Le deuxième objectif est de décrire l’utilité de
l’UHC, en étudiant le temps d’observation, afin d’établir les indications d’admission à l’UHC ainsi que ses
missions. Le troisième objectif vise à suggérer des améliorations quant à la prise en charge, en particulier
par rapport à l’admission à l’UHC, actuellement à l’HEL.
Méthode : Cette étude est de type clinique prospective, observationnelle et monocentrique. La récolte de
données qualitatives et quantitatives a été effectuée selon une grille d’observation systématique. Un
collectif de 57 patients âgés de 2-17 ans, consultant pour des douleurs abdominales non traumatiques, sur
une durée d’un mois entre mi-août et mi-septembre 2017 à l’HEL, a été sélectionné. L’analyse des données
codées a été réalisée de manière descriptive.
Résultats : Les enfants se sont présentés aux urgences pour des douleurs de localisation variable, dans
environ 15% des cas accompagnés de douleurs intenses et d’un état général diminué. Les diagnostics
suspectés les plus fréquents ont été de nature non chirurgicale. La majorité des patients admis à l’UHC ont
été gardés pour des pathologies non chirurgicales, et ont pu rentrer à domicile.
Sur l’ensemble du collectif, 60% sont retournés à domicile, 21 % des patients ont été admis à l’UHC suite
à leur 1e ou 2e consultation, 12% ont eu un contrôle en policlinique, 3.5 % ont été hospitalisés pour une
durée de plus de 24h, et 3.5 % des enfants ont bénéficié d’une chirurgie suite à la première consultation.
Les différences entre les patients gardés à l’UHC et ceux qui ne l’ont pas été, sont : l’intensité des douleurs,
la présence d’un mauvais état général et d’une déshydratation modérée à sévère, la gravité du diagnostic
suspecté, ainsi que le contexte psychosocial. Les indications à garder les enfants à l’UHC ont été : la gestion
de l’antalgie ainsi que le traitement de réhydratation, la surveillance clinique à but diagnostique, le soutien
psychologique et psychosocial, ainsi que le contrôle d’une détresse respiratoire. Ce qui a aussi influencé
l’admission à l’UHC a été le manque d’amélioration des symptômes de l’enfant entre une première et une
deuxième consultation aux urgences. L’admission à l’UHC a aussi été parfois utilisée à but logistique, afin
de palier à un manque d’imagerie ou de bloc opératoire disponible.
Concernant l’évolution clinique à l’UHC, 75% des enfants ont été cliniquement stables, alors que 25% ont
présenté un inconfort dû aux douleurs. Dans 75% des cas admis à l’UHC, le diagnostic différentiel a été
restreint ou a abouti à un seul diagnostic final. Les parents se sont dit rassurés que leur enfant soit admis
à l’UHC et ont trouvé ce temps bénéfique.
Conclusion : le temps à l’UHC a été utile pour permettre l’élaboration d’un diagnostic sur une durée plus
importante que le temps de la simple consultation aux urgences, et bénéfique pour exclure des
pathologies dont le pronostic vital aurait été engagé. Il a aussi permis une gestion de l’antalgie, ainsi que
l’administration d’un traitement intraveineux et d’hydratation, l’initiation d’un traitement
médicamenteux, et la gestion de l’angoisse des parents et des enfants. Le temps d’observation a été utile
en termes d’amélioration des soins et de gestion du risque d’aggravation par un temps d’observation
prolongé, de restriction des diagnostics différentiels, de satisfaction des parents et des enfants, ainsi qu’en
terme de rassurance de l’équipe soignante, et finalement de bénéfice psychosocial.
Mots-clé
Unité d’hospitalisation courte, utilité, Surveillance clinique, Douleurs abdominales non traumatiques, Urgences pédiatriques
Création de la notice
03/09/2019 7:56
Dernière modification de la notice
08/09/2020 6:09
Données d'usage