Une grève de la faim est un acte de protestation: quelle est la place des soignants? : l'alimentation forcée est contraire à la déontologie médicale

Détails

Ressource 1Télécharger: BIB_458B0BC5D8DC.P001.pdf (98.81 [Ko])
Etat: Public
Version: Final published version
ID Serval
serval:BIB_458B0BC5D8DC
Type
Article: article d'un périodique ou d'un magazine.
Collection
Publications
Institution
Titre
Une grève de la faim est un acte de protestation: quelle est la place des soignants? : l'alimentation forcée est contraire à la déontologie médicale
Périodique
Schweizerische Arztezeitung. Bulletin des medecins suisses. Bollettino dei medici svizzeri
Auteur(s)
Gravier B., Wolff H., Sprumont D., Ricou B., Kind C., Eytan A., Zimmermann-Acklin M., Raggenbass R., Elger B., Slama H., Wälti-Bolliger M., Weiss P., Bischoff T., Pezzoli V., Gauthey M., Bosshard G., Giannakopoulos P., Gaspoz JM, Mauron A., Suter P., De Haller J., Hurst S.
ISSN
0036-7486
ISSN-L
0036-7486
Statut éditorial
Publié
Date de publication
2010
Volume
91
Numéro
39
Pages
1521-1525
Langue
français
Résumé
Une décision récente du Tribunal fédéral estime qu'il incombe aux autorités d'exécution des peines d'ordonner une alimentation forcée envers un détenu gréviste de la faim. les regards se tournent vers le soignant en milieu pénitentiaire qui est au risque de se voir sommer d'être l'exécutant d'une telle décision. celle-ci est contraire aux valeurs fondamentales de l'éthique médicale. le respect de l'autonomie d'un patient capable de discernement et qui choisit de protester contre sa situation par ce moyen doit rester au centre de la préoccupation du soignant. Pour préserver cette valeur éthique, l'indépendance du soignant, le respect de la déontologie, la garantie de la confidentialité et le droit à l'objection de conscience sont autant de données indispensables à l'exercice médical en prison autant que dans tout autre lieu de soins.
Création de la notice
18/03/2011 16:07
Dernière modification de la notice
20/08/2019 13:50
Données d'usage