Peut-on légiférer sur les émotions funéraires? Platon et l'interdiction des chants funèbres

Détails

ID Serval
serval:BIB_3B1AF3E849AB
Type
Article: article d'un périodique ou d'un magazine.
Collection
Publications
Titre
Peut-on légiférer sur les émotions funéraires? Platon et l'interdiction des chants funèbres
Périodique
Revue de l'Histoire des Religions
Auteur(s)
Bouvier D.
ISSN
0035-1423
Statut éditorial
Publié
Date de publication
2008
Peer-reviewed
Oui
Volume
225
Numéro
2
Pages
243-272
Langue
français
Notes
Old year value: in press
Résumé
Deux fois dans les Lois, Platon légifère sur les funérailles et, dans les deux cas, il interdit la récitation des chants funèbres. Pour toute une tradition, cette interdiction ne ferait que prolonger une censure du thrène initiée par les premiers législateurs grecs. Mais un examen plus attentif montre que les lois qui ont accompagné le développement de la cité démocratique n'ont pas interdit le thrène mais seulement limité sa pratique. Il faut alors reconnaître l'originalité des réformes de Platon qui, de façon cohérente avec ses développements sur la musique et l'au-delà, invente une forme de funérailles en rupture totale avec les cérémonies de l'Athènes démocratique et où l'oraison funèbre (épitaphios) n'a pas plus de place que le thrène.
Abstract
Can one legislate on the emotions? Plato, the democratic city and the prohibition of the funeral laments
Twice in the Laws, Plato legislates on funeral ceremonies and, in both cases, he prohibits the recitation of dirges or funeral laments. For a whole tradition, this prohibition is nothing but a continuation of the dirges' censure initiated by the first Greek legislators, such as Solon. But a more attentive examination shows that the laws which accompanied the development of the democratic city only limit the practice of the dirge without abolishing it. It is then necessary to recognize the originality of Plato's reforms who, in a coherent way with his developments on music and after-life, invents a form of funerals in total rupture with the ceremonies of the democratic Athens and where the funeral oration, epitaphios, has no more place than the dirge (thrênos).
Site de l'éditeur
Création de la notice
05/02/2008 18:46
Dernière modification de la notice
20/08/2019 14:30
Données d'usage