Estimation continue de l'aléa et du risque à l'aide d'un SIG: L'exemple du promontoire de Québec (Québec, Canada)

Détails

ID Serval
serval:BIB_3A5036F32AE7
Type
Actes de conférence (partie): contribution originale à la littérature scientifique, publiée à l'occasion de conférences scientifiques, dans un ouvrage de compte-rendu (proceedings), ou dans l'édition spéciale d'un journal reconnu (conference proceedings).
Collection
Publications
Titre
Estimation continue de l'aléa et du risque à l'aide d'un SIG: L'exemple du promontoire de Québec (Québec, Canada)
Titre de la conférence
57th Canadian Geotechnical Conference proceedings
Auteur(s)
Baillifard F., Locat J., Couture R., Jaboyedoff M., Locat P., Robichaud G., Rouiller J.-D
Editeur
Canadian Geotechnical Society
Statut éditorial
Publié
Date de publication
2004
Langue
français
Notes
Baillifard2004a
Résumé
La difficulté d'une analyse de risque à l'échelle régionale se heurte
en général au manque de connaissances permettant d'estimer la probabilité
de rupture des instabilités. Ce déficit est notamment lié à l'absence
d'inventaires des événements statistiquement représentatifs. Tirant
profit de la présence d'un tel inventaire ainsi que de nombreuses
données géoréférées (ne dit-on pas géoréférencées, ou est-ce un anglicisme
?), une méthode d'estimation continue de l'aléa et du risque le long
du Promontoire de Québec a été développée.
La ville de Québec est bâtie le long de la rive nord du Fleuve St.
-Laurent, sur un Promontoire dont la hauteur varie entre 60 et 100
mètres. Depuis 1775, de nombreux événements catastrophiques (y-a-t'il
eu de si nombreux événements catastrophiques ?) ont touché l'autoroute
ainsi que les quartiers de la ville qui se situent au pied de la
falaise. Près de 90 personnes ont été tuées et 70 blessées, pour
la plupart avant 1900 (date de mise en oeuvre des premières mesures
de confortement).
L'estimation de l'aléa est basée sur cinq facteurs d'instabilité,
qui ont été modélisés à l'aide d'un Système d'Information Géographique
(SIG): (1) l'orientation et (2) la pente de la topographie, (3) l'épaisseur
maximale érodable du massif rocheux, (3) la taille des bassins-versants
topographiques et (5) les résultats de tests cinématiques. Des valeurs-seuils
(?) ont été définies pour chaque facteur d'instabilité, sur la base
de critères physiques ou statistiques. Chaque facteur d'instabilité
? ou combinaison de facteurs d'instabilité ? est considéré comme
significatif (la valeur "1" lui est attribué) si il (s'il?) respecte
soit un critère unique (i.e. un facteur d'instabilité est supérieur
à sa valeur-seuil), soit un critère croisé (i.e. plusieurs facteurs
d'instabilités sont simultanément supérieurs à leurs valeurs-seuil(s?)
respectives). Une densité d'instabilité relative a été calculée en
sommant les valeurs attribuées aux facteurs d'instabilité ou à leurs
combinaisons. La méthode a été calibrée à l'aide de l'inventaire
des événements, en utilisant un pas d'échantillonnage de 100 m. L'adéquation
entre la densité d'instabilités calculée et celle déduite de l'inventaire
est bonne.
Les principales structures susceptibles de générer des instabilités
ont en outre été analysées en détail. Des tests cinématiques plus
précis ainsi que des calculs de facteurs de sécurité ont été effectués,
permettent d'affiner l'estimation de la densité d'instabilités calculée.
La fréquence annuelle d'instabilités le long du Promontoire de Québec,
déduite de l'inventaire, a ensuite été répartie par tranches de 100
m, proportionnellement à la densité d'instabilités calculée. Une
probabilité de rupture pour chaque tranche de 100 m a ainsi pu être
calculée. Comme il est raisonnable de faire l'hypothèse que chaque
instabilité qui se détache de la paroi atteint le pied de la falaise,
la probabilité de propagation est égale à 100 %. L'aléa est par conséquent
équivalent à la fréquence.
La probabilité qu'une maison soit touchée est ensuite obtenue en multipliant
la fréquence annuelle par le pourcentage de maisons pour chaque tranche
de 100 m considérée. Le risque peut enfin être calculé en multipliant
cette valeur par la vulnérabilité et la valeur de chaque élément
à risque considéré.
L'utilisation de valeurs-seuil(s) permet à la méthode d'être utilisée
à la fois pour un dégrossissage au bureau à l'aide de documents numériques
et sur le terrain par une appréciation subjective de la susceptibilité.
Ne devrait-on pas parler davantage des résultats? ?
Création de la notice
25/11/2013 17:26
Dernière modification de la notice
20/08/2019 14:29
Données d'usage