"Rebellious underdogs fighting for justice": A theory of politico-ideological mobilisation and violence

Détails

Ressource 1 Sous embargo jusqu'au 01/01/2022.
Etat: Public
Version: Après imprimatur
Licence: Non spécifiée
ID Serval
serval:BIB_2A63F9E50E3F
Type
Thèse: thèse de doctorat.
Collection
Publications
Institution
Titre
"Rebellious underdogs fighting for justice": A theory of politico-ideological mobilisation and violence
Auteur(s)
Ajil Ahmed
Directeur(s)
Jendly Manon
Codirecteur(s)
Campana Aurélie
Détails de l'institution
Université de Lausanne, Faculté de droit, des sciences criminelles et d'administration publique
Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
25/05/2021
Langue
anglais
Résumé
Cette thèse présente les travaux de recherche menés entre 2018 et 2020 au Liban, en Suisse et au Canada. Il s’est agi de mieux comprendre pourquoi des personnes se mobilisent pour des causes et des conflits liés au monde arabe, et d’engager de manière approfondie avec le rôle du sentiment d’injustice dans leurs trajectoires. Le protocole méthodologique reposait sur les entretiens semi-dirigés avec les premiers concernés – des personnes qui se sont mobilisées physiquement, tant de manière non-violente que par le recours à des répertoires d’action violents – et avec des acteurs périphériques, notamment des praticien·ne·s, des chercheuses et chercheurs, des politicien·ne·s, et des acteurs ordinaires de l’entourage des premiers concernés. En outre, des outils complémentaires tels que l’observation ethnographique à l’aide de notes de terrain et l’autoethnographie ont été activés.
La thèse met en évidence que le sentiment d’injustice se développe principalement à travers des « chocs moraux », la réactivation de mémoires collectives ainsi que l’influence de ce que l’on pourrait appeler les « entrepreneurs du grief ». A part l’identification d’une injustice perçue comme étant historique, flagrante et collective, deux autres « performances sociales » peuvent être identifiées: La personne s’identifie personnellement avec la situation d’injustice (appropriation) et développe un sentiment de responsabilité qui la pousse à agir pour y remédier (responsabilisation). L’engagement basé sur le sentiment d’injustice (grievance-based engagement) se déroule dans un espace de tension entre le sacrifice pour une « juste cause» et le « goût de la radicalité » - dénotant l’aventurisme et les sensations fortes que peut procurer l’engagement politico-idéologique. La mobilisation doit ensuite toujours être comprise à l’aune des facteurs contextuels et de la « disponibilité biographique » de la personne. La thèse conclut avec des pistes de réflexion sur les politiques et pratiques qui visent à prévenir le phénomène terroriste.
Création de la notice
15/06/2021 15:16
Dernière modification de la notice
09/07/2021 7:08
Données d'usage