Pratique de la sédation palliative à l'unité de médecine palliative du CHUV : bilan à trois ans : une étude rétrospective.

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Version: de l'auteur⸱e
ID Serval
serval:BIB_0653276E8356
Type
Mémoire
Sous-type
(Mémoire de) maîtrise (master)
Collection
Publications
Institution
Titre
Pratique de la sédation palliative à l'unité de médecine palliative du CHUV : bilan à trois ans : une étude rétrospective.
Auteur⸱e⸱s
HOCHART E.
Directeur⸱rice⸱s
BORASIO G D.
Codirecteur⸱rice⸱s
BEAUVARD M.
Détails de l'institution
Université de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
Statut éditorial
Acceptée
Date de publication
2015
Langue
français
Nombre de pages
22
Résumé
Introduction : La sédation palliative (SP) est un acte médical de dernier recours visant à soulager la souffrance intolérable causée par des symptômes réfractaires des patients en fin de vie. Ce traitement, bien que de plus en plus utilisé à travers le monde, fait l'objet d'un vaste débat dans la littérature. La souffrance existentielle comme seule indication à la SP reste controversée. Il subsiste un manque de connaissances relatif à la pratique de la SP puisqu'il est impossible de conduire des études randomisées contrôlées pour des raisons éthiques et méthodologiques.
Cette étude a pour but de décrire la pratique de la SP, ses modalités et indications à l'unité de médecine palliative (UMP) du centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) ainsi que d'explorer si les patients ayant bénéficié d'une SP diffèrent de ceux qui n'en ont pas reçu.
Méthode : Il s'agit d'une analyse rétrospective des dossiers médico-infirmiers informatisés de 186 patients décédés à l'UMP entre mai 2011 et mai 2014. Les données suivantes ont été recherchées : les caractéristiques des patients et de la SP, ainsi que la surveillance de la SP documentée par le score de Rudkin.
Résultats : 24.7% (n=46/186) des patients décédés à l'UMP ont bénéficié d'une SP qu'elle soit intermittente ou continue. Les indications les plus fréquentes pour la SP était la dyspnée (28.3%, n=13/46), le délirium (28.3%, n=13/46), la souffrance existentielle (21.7 %, n=10/46). Le Midazolam était la molécule la plus utilisée pour la PS (97.8%, n=45/46). La dose moyenne était de 2.25mg/h. L'hydratation parentérale a été suspendue chez 3 des 46 patients qui la recevaient avant la SP. Le score de Rudkin a été documenté uniquement chez 30.4% (n=14/46) des patients le jour de l'initiation de la SP et chez 19.6% (n=9/46) le jour du décès. Les patients sédatés étaient significativement plus jeunes (moy=62.3 vs. 69.2, p=0.003) et étaient hospitalisés plus longtemps à l'unité (moy=14.5 vs. 10 jours, p=0.000). Dans les deux groupes, les patients étaient principalement des hommes souffrant d'un cancer métastatique et admis à l'unité pour la gestion de leur symptômes physiques.
Conclusion : L'utilisation du Midazolam comme molécule de première ligne pour la SP correspond aux recommandations internationales. Une des indications les plus fréquentes à la SP était la souffrance existentielle bien que ce soit une indication controversée dans la littérature. Mise à part pour l'âge et la durée de séjour à l'UMP, peu de différences ont été observées entre les patients ayant bénéfice d'une SP les autres. Enfin, pour améliorer la surveillance de la SP, le score de Rudkin devrait être documenté plus régulièrement.
Mots-clé
Sédation palliative, Soins palliatifs, Midazolam, Rudkin
Création de la notice
31/08/2016 13:29
Dernière modification de la notice
20/08/2019 12:28
Données d'usage