Thérapie génique neuroprotectrice pour le traitement de la maladie de Parkinson : Importance de la dose

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State: Public
Version: After imprimatur
License: Not specified
Serval ID
serval:BIB_EB90EA2FC489
Type
A Master's thesis.
Publication sub-type
Master (thesis) (master)
Collection
Publications
Institution
Title
Thérapie génique neuroprotectrice pour le traitement de la maladie de Parkinson : Importance de la dose
Author(s)
DE MATOS K.
Director(s)
TENENBAUM L.
Institution details
Université de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
Publication state
Accepted
Issued date
2019
Language
french
Number of pages
34
Abstract
Les traitements actuels de la maladie de Parkinson compensent la perte de neurones dopaminergiques
mais ne ralentissent pas leur dégénérescence.
Des traitements expérimentaux visant à protéger ces neurones en administrant le GDNF ou son
analogue la neurturine ont été et sont encore actuellement testés chez les patients.
Les premiers essais cliniques, utilisant la protéine recombinante rGDNF ont montré l’importance du
ciblage au niveau du putamen pour éviter des effets non désirés.
Les seconds essais cliniques, utilisant le transfert de gène via des vecteurs viraux pour administrer la
Neurturine dans le putamen, ont démontré la tolérabilité et la sécurité de l’approche mais des effets
cliniques très limités. Un nouvel essai clinique de thérapie génique utilisant le GDNF est en cours.
Dans une étude de neurorestauration dans un modèle de rat, le laboratoire d’accueil a montré qu’une
faible dose de GDNF (environ 4 fois la concentration endogène) permet de corriger les symptômes
moteurs provoqués par une lésion dopaminergique alors qu’une dose élevée (20 fois la concentration
endogène) ne donne aucune amélioration significative. En outre, grâce à un vecteur viral AAV
régulable par la doxycycline, nous avons montré que des traitements à dose élevée courts et répétés
permettent également d’obtenir un effet bénéfique significatif.
Dans le présent travail de master, nous avons tenté de corréler ces données comportementales avec
des données histologiques.
Nous avons montré que l’expression d’un marqueur spécifique des neurones dopaminergiques, le
transporteur vésiculaire de la dopamine (VMAT-2) dans le striatum, mais pas celle de la tyrosine
hydroxylase (TH), est corrélée avec les bénéfices moteurs. D’autre part, le nombre de neurones THpositifs
dans la SNpc s’est avéré significativement réduit dans le groupe de rats traités de façon
continue à forte dose de GDNF.
Ces données suggèrent qu’une innervation dopaminergique fonctionnelle a pu être protégée soit par
un traitement GDNF continu à faible dose, soit par des traitements répétés à forte dose mais de courte
durée.
Par contre, l’expression de la tyrosine hydroxylase (enzyme principal de la biosynthèse de la
dopamine), couramment utilisée pour quantifier les lésions dopaminergiques, ne corrèle pas avec le
comportement moteur. Le marquage à la TH est même significativement réduit par le traitement
GDNF à forte dose et à long-terme, un effet considéré comme « compensatoire » qui a déjà été observé
dans d’autres études.
En conclusion, nos données suggèrent que pour de futures applications cliniques, dans lesquelles il est
difficile d’ajuster précisément la dose virale nécessaire aux besoins du patient, il sera important de
pouvoir contrôler la dose de GDNF en cours de traitement et pour cela de disposer d’un vecteur de
thérapie génique modulable.
Keywords
Maladie de Parkinson, Neuroprotection, Thérapie génique, GDNF
Create date
07/09/2020 10:35
Last modification date
07/10/2020 5:26
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