Y’a-t-il des différences anatomiques des reins entre les sexes ? Une analyse basée sur les autopsies du canton de Genève

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Serval ID
serval:BIB_E0AA2DEA8E56
Type
A Master's thesis.
Publication sub-type
Master (thesis) (master)
Collection
Publications
Institution
Title
Y’a-t-il des différences anatomiques des reins entre les sexes ? Une analyse basée sur les autopsies du canton de Genève
Author(s)
ADDIDOU KALUCKI S.
Director(s)
PRUIJM M.
Codirector(s)
LARDI C.
Institution details
Université de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
Publication state
Accepted
Issued date
2018
Language
french
Number of pages
32
Abstract
Introduction - Plusieurs études épidémiologiques ont montré que les femmes ont
tendance à être mieux protégées contre l’insuffisance rénale chronique (IRC) avec une
incidence moindre et une progression moins rapide vers cette maladie par rapport aux
hommes. Ce dimorphisme sexuel pourrait être dû à des différences de poids rénal relatif
et de longueur rénale relative au poids corporel et à la taille corporelle des individus, mais
les résultats de la littérature restent à ce jour limités et contradictoires de par l’utilisation
de méthodes radiologiques différentes pour estimer les paramètres rénaux. Notre étude,
basée sur l’autopsie, a permis de mesurer directement le poids et la longueur des reins
afin de déterminer si les femmes ont des poids rénaux et des longueurs rénales supérieurs
aux hommes, lorsque ces mesures sont corrigées sur le poids, la taille et la surface
corporelle, leur conférant ainsi une meilleure néphro-protection.
Méthode - Dans le cadre de cette étude rétrospective, nous avons étudié les données de
1'165 autopsies médico-légales successives ordonnées par le Ministère public genevois
entre 2009 et 2015, conservées dans les archives de l’Unité Romande de Médecine
Forensique du CURML. Les individus ≥ 18 ans, sans diabète mellitus ni maladie rénale
connus ont été inclus dans cette étude. Les critères d’exclusion ont été les corps putréfiés,
les corps fortement mutilés, les traumatismes rénaux et un intervalle post-mortem > 72
heures.
Résultats - Sur les 1’165 autopsies répertoriées, 742 sujets ont été inclus dans l’étude
dont 69.7% sont des hommes et 30.3% sont des femmes. Le poids rénal absolu et la
longueur rénale absolue sont supérieurs chez les hommes. Par ailleurs, le poids rénal
relatif est supérieur chez les hommes et la longueur rénale relative est supérieure chez
les femmes. Le rein gauche possède un poids et une taille plus élevés que le rein droit,
tout sexe confondu. L’analyse de régression multivariée incluant le sexe, le poids corporel
et la taille corporelle montrent que le sexe et le poids corporel sont des déterminants du
poids rénal.
Conclusions - Cette étude ne confirme pas l’hypothèse que les femmes ont un poids
rénal relatif supérieur aux hommes. En effet, le poids rénal absolu et relatif est supérieur
chez les hommes. Les lames histologiques des sujets inclus dans l’étude permettraient,
dans une étude ultérieure, de voir s’il existe des différences de taille et de densité
glomérulaire entre les sexes qui expliqueraient la plus grande susceptibilité des hommes
face aux maladies rénales.
Create date
02/09/2019 14:40
Last modification date
08/09/2020 6:11
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