LA CONSTRUCTION SOCIALE DES REPRESENTATIONS POLITIQUES DU TERRORISME. LE CAS DES ATTENTATS INDIVIDUELS.

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Serval ID
serval:BIB_A768A7AE0CA2
Type
PhD thesis: a PhD thesis.
Collection
Publications
Institution
Title
LA CONSTRUCTION SOCIALE DES REPRESENTATIONS POLITIQUES DU TERRORISME. LE CAS DES ATTENTATS INDIVIDUELS.
Author(s)
Favre Aurélie
Director(s)
RAPIN Ami-Jacques
Institution details
Université de Lausanne, Faculté des sciences sociales et politiques
Publication state
Accepted
Issued date
2020
Language
french
Abstract
Comment la signification politique d’un acte individuel de violence se construit-elle et comment les « faiseurs d’opinion » en viennent-ils à qualifier un cas d’attentat politique ? La réponse apportée mêle, d’une part, une approche historico-juridique qui retrace la genèse et le développement des représentations de l’attentat politique, conceptualisé à son origine par le lexique de la « terreur » et, d’autre part, une analyse des représentations professionnelles qui interviennent dans le processus de catégorisation des actes individuels de violence en tant qu’attentat politique ou crime de droit commun. Plusieurs variables ou traits supposés discriminants sont évalués pour comprendre leur rôle dans l’attribution d’une qualification et catégorisation d’un acte individuel de violence dont notamment le profil de l’auteur, la poursuite d’une idéologie affichée par l’auteur, la maladie mentale, la revendication et la cible. Cinq cas d’étude sont mobilisés : l’attentat du Parlement de Zoug (Suisse) de 2001, les attentats d’Oslo et d’Utøya (Norvège) en 2011, les attentats de Toulouse et Montauban (France) en 2012, l’attentat de Nice (France) de 2016 et l’attentat de Salez (Suisse) en 2016.
L’analyse empirique qui forme le cœur de cette thèse s’articule autour de l’analyse d’entretiens semi- directs menés auprès de « faiseurs d’opinion » en Suisse, à savoir des experts du « terrorisme » et des journalistes. En effet : « agir sans réellement définir » ; tel pourrait résumer la situation qui prévaut, à savoir que les compréhensions et les qualifications des attentats individuels – politiques – se fondent sur un processus de construction sociale au travers des représentations personnelles d’experts, des représentations émanant de l’habitus secondaire et du sens commun qui s’agrègent et deviennent, in fine, grâce au principe des actes performatifs, projetées dans l’espace public et considérées comme officielles, peu questionnées et peu questionnables.
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How is the political significance of an individual, violent act constructed, and how do « opinion-makers » decide when such an act is in fact a political attack? The answer proposed here combines, on the one hand, a historic-judicial approach, which retraces the origin and development of representations of political attacks, whose initial designations are conceptualized by the term « terror ». On the other hand, an analysis of professional representations, which intervene in the categorization of individual acts of violence as political attacks or common law offences. Several factors or supposedly differentiating characteristics have been assessed in order to understand their roles in designating and categorizing an individual act of violence. These include the profile of the perpetrator, their explicit following of an ideology, mental health issues, the claiming of responsibility for the attack and the target. The following five case studies have been analyzed: the attack on the Parliament in Zug (Switzerland) in 2001, the attacks in Oslo and in Utøya (Norway) in 2011, the attacks in Toulouse and Montauban (France) in 2012, the attack in Nice (France) in 2016, and the attack in Salez (Switzerland) in 2016.
The empirical analysis, which forms the basis of this thesis, centres on semi-direct interviews with
« opinion-makers » in Switzerland, i.e. journalists and experts in « terrorism ». « Acting without properly defining » could in fact sum up the current situation. That is to say, the understanding and qualifying of individual attacks – political attacks – rely on a process of social construction that is based on the personal representations of experts. These representations stem from a secondary habitus and common sense, and which, due to the principles of performative utterances that are cast into the public domain and perceived as official, combine to become, in fine, infrequently questioned and difficult to question.
Keywords
attentat politique, terrorisme, terrorisme stochastique, AMOK, représentations, actes performatifs, djihadisme, construction sociale, loup solitaire., political attack, terrorism, AMOK, representations, performative utterances, Jihadism, social constructions, lone wolf.
Create date
01/12/2020 13:00
Last modification date
29/01/2021 7:25
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