Évaluation des nouveaux critères de classification pour le syndrome PFAPA

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Serval ID
serval:BIB_9D9BB5A7616B
Type
A Master's thesis.
Publication sub-type
Master (thesis) (master)
Collection
Publications
Institution
Title
Évaluation des nouveaux critères de classification pour le syndrome PFAPA
Author(s)
CRIMI F.
Director(s)
HOFER M.
Institution details
Université de Lausanne, Faculté de biologie et médecine
Publication state
Accepted
Issued date
2018
Language
french
Number of pages
21
Abstract
La fièvre est un motif de consultation fréquent en âge pédiatrique. La plupart du temps, elle est
associée à d’autres symptômes ou signes cliniques évoquant une infection virale ou bactérienne.
Ces expériences permettent aux enfants de se constituer un système immunitaire efficace contre
les pathogènes rencontrés par le biais de formation d’anticorps et de lymphocytes-mémoire. Ce
même principe est exploité lors des vaccinations où le pathogène injecté est mort ou atténué, ne
provoquant donc pas la maladie. Dans ce cas, la fièvre est le reflet de l’activation du système
immunitaire. Lorsque les infections sont plus fréquentes, plus sévères et dues à des pathogènes
dits atypiques, une immunodéficience doit être recherchée par exemple par dosage d’anticorps
post-vaccinaux. Dans les situations où les épisodes de fièvre sont répétitifs et difficilement
attribuables à un état infectieux, l’origine inflammatoire est évoquée. Le diagnostic différentiel
s’étend alors aux fièvres récurrentes d’origine inflammatoire, dont le syndrome PFAPA qui est
statistiquement le plus fréquent dans la population pédiatrique (1). Le syndrome PFAPA a été
décrit pour la première fois en 1987 par Marshall et al. Il établit un set de critères qui est à
l’origine de l’acronyme (en anglais) : Periodic Fever, cervical Adenitis, Pharyngitis, Aphtous
stomatitis.
Quelques années plus tard, se basant sur l’observation d’une centaine de patients, Thomas et al.
proposent de compléter les critères, d’où s’en suivent ceux de Marshall modifiés (2) :
• Épisodes fébriles récidivant à des intervalles réguliers avec début précoce (âge < 5ans)
• Symptômes en l’absence d’infection des voies aériennes supérieures avec au minimum
un signe clinique parmi stomatite aphteuse, lymphadénite cervicale et pharyngite
• Exclusion de la
neutropénie cyclique
• Intervalles entre les
épisodes complètement
asymptomatiques
• Croissance et
développement
normaux
Ces critères ont été utilisés mais jamais validés pour le diagnostic de PFAPA durant ces trois
dernières décennies. D’ailleurs, une enquête récente montre une pauvre adhérence des médecins
dans l’application de ceux-ci dans leur pratique quotidienne. Parmi les raisons évoquées, une
faible spécificité est mise en évidence car ces critères sont souvent remplis par les fièvres
récurrentes d’origine monogénique comme la fièvre méditerranéenne familiale (FMF), le TNF
receptor-associated periodic syndrome (TRAPS), le cryopirin-associated periodic syndrome
(CAPS) ou encore la déficience en mévalonate kinase (MKD) (3). Le diagnostic de PFAPA est
donc souvent posé après exclusion des autres origines de fièvre récurrente et présente
vraisemblablement un retard diagnostic non négligeable.
4
En 2017, une large étude a été menée par Vanoni et al. dans le but d’établir un nouveau set de
critères, basé sur un consensus d’experts. Une approche multiphasique selon la technique
Delphi a été utilisée et proposée à échelle internationale à plus d’une centaine d’experts dans le
domaine. La première phase demandait de lister toute variable considérée pertinente pour le
diagnostic de PFAPA. Les variables les plus citées ont ensuite été proposées lors de la seconde
phase où les experts étaient amenés à en choisir dix, puis à les classer selon un ordre
d’importance en leur donnant un score de 1 à 10. En tenant compte de la fréquence de citation
et de la moyenne du score, les meilleures variables ont été retenues. Chacune d’entre elles a
ensuite été soumise à une évaluation de son lien à la maladie par régression logistique univariée
sur un collectif de patients issus du registre Eurofever. Ainsi, plusieurs sets de classification ont
pu être générés et le meilleur a été discuté lors d’une conférence de consensus international (3).
Les nouveaux critères de classification pour le syndrome PFAPA sont les suivants :
• Durée des épisodes fébriles 3-6 jours
• Périodicité
• Adénopathies cervicales
• Pharyngite
• Absence de diarrhée
• Absence d’arthrite
• Absence de douleur thoracique
• Absence d’éruption cutanée
Le syndrome PFAPA est caractérisé par la satisfaction de sept critères sur huit au minimum.
Ce travail est une étude rétrospective visant à évaluer les nouveaux critères de classification du
syndrome PFAPA en les appliquant à la cohorte européenne JIRcohorte.
Keywords
PFAFA, Evaluation, Critères, Classification, 2018
Create date
03/09/2019 8:01
Last modification date
08/09/2020 6:10
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